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Chroniques Syliannes Livre I - Prologue, page 6

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Chroniques Syliannes Livre I

Prologue - Page 6 sur 9

Le garçon vit avec surprise que les armes de la Confédération ne faisaient pas couler le sang ; le garde avait maintenant à la place de l’estomac, un trou noir de chair carbonisée, tandis qu'une odeur écœurante se répandait rapidement dans toute la cuisine.

L’autre homme, un instant pétrifié, lâcha la jeune fille qu'il maintenait encore et fit un geste pour prendre son arme ; le garçon fut plus rapide que lui. Il appuya sur la détente et observa, avec un étrange détachement, le rayon d’énergie fuser et transpercer le torse de son opposant qui s’écroula à son tour.

Sa cousine, effondrée, assise à même le sol carrelé, pleurait en hoquetant, les mains tremblantes plaquées sur ses yeux. Le garçon la prit par le poignet et la força à se remettre debout, ce qu'elle fit avec difficulté. Le garde à l’estomac perforé continuait de hurler et quelques bruits de cavalcade se faisaient maintenant entendre dans les couloirs.

Le garçon réalisa brusquement la portée de ce qu'il venait de faire, mais il se força malgré tout à garder son calme pour réfléchir. Une idée lui vint à l’esprit : prendre immédiatement le passage secret qui menait au-dehors, vers la liberté.

Lorsqu’il voulut quitter la cuisine, un autre garde qui arrivait en courant lui barra brusquement le passage. Encore une fois, le garçon tira le premier. Cette fois, pour être sûr du résultat, il décida froidement de viser la tête.

Sautant par-dessus le corps inerte de son adversaire et refusant de regarder son visage mutilé, il entraîna sa cousine vers le salon ; là se trouvait le plus proche passage menant à l’extérieur de la propriété. Il fallait qu’ils sortent d’ici, les gardes ne lui pardonneraient pas ses derniers actes, ils allaient tous les tuer, ils devaient s’enfuir au plus vite s'ils voulaient rester en vie !

Il ne leur fallut que quelques secondes de courses effrénées dans les couloirs du manoir pour arriver dans le salon dont la porte se trouvait simplement entrouverte. D'un coup d'épaule, il la poussa violemment et constata que c'était ici que sa mère, sa tante et son oncle prenaient le thé sous la surveillance de deux autres gardes de la Confédération.

En voyant le garçon débouler l’arme au poing, ils sortirent aussitôt leurs propres armes et visèrent. Dans un réflexe inconscient, sa mère horrifiée se leva d’un bond et s’interposa. Ce fut elle qui prit les tirs des gardes et elle s’effondra, morte avant même de toucher le sol. Toujours avec un étrange détachement comme si tout cela ne le concernait plus vraiment, le garçon tira à son tour, toucha l’un des gardes, mais rata l’autre.