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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 1 : L'incident Kaxido, page 15

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 1 : L'incident Kaxido - Page 15 sur 21

Nadioska traversa le Hall en contournant les nombreux débris qui gisaient au sol, rendant sa progression difficile. Des bruits de craquements inquiétants se firent brusquement entendre au-dessus de sa tête ; ils provenaient de la partie du toit toujours en place. Une pluie de poussière tomba non loin de la jeune femme qui s’arrêta net, s’attendant à ce que le reste du toit s’effondre sur elle. Se remémorant les deux jours passés sous les décombres de sa maison, elle se sentit trembler de la tête aux pieds, incapable de faire un pas de plus. Les yeux fixés sur le toit, dans l’attente du pire, elle ne se rendit même pas compte qu’elle avait cessé de respirer.

Lorsqu’un nouveau bruit de craquement se fit entendre, un vent de panique incontrôlée la submergea. Elle se mit à courir vers la porte située derrière le comptoir du Hall, en contournant les débris les plus gros et en sautant par-dessus les plus petits. Arrivée derrière le comptoir, elle se retourna et se plaqua contre le mur. Il ne s’était rien passé. Le toit semblait toujours instable, mais pour l’instant, il tenait bon. Elle laissa échapper un profond soupir de soulagement. Ses jambes flageolaient et son cœur battait si fort dans sa poitrine que cela en était douloureux.

Se motivant mentalement pour reprendre un peu de courage, elle se tourna vers la porte entrouverte à côté d'elle. Elle essaya de l’ouvrir complètement, mais elle restait obstinément bloquée. La jeune femme se glissa donc par l’ouverture, en se contorsionnant comme elle le pouvait. Après quelques efforts, elle réussit enfin à passer de l’autre côté.

La pièce, dans laquelle elle venait de pénétrer, n’était éclairée que par les lumières qui provenaient du dehors. Les vitres s’étaient brisées et de gros bouts de verre jonchaient le sol. Une brèche de presque quatre-vingts centimètres de large fissurait le mur en grimpant jusqu’au plafond. Une nouvelle fois, Nadioska s’arrêta inconsciemment de respirer. La peur que le plafond ne s’écroule sur elle submergea de nouveau son esprit.

Elle se força à surmonter sa panique et continua sa progression vers une autre pièce. La porte était ouverte. Une légère poussière se maintenait en suspension, tandis que les bruits de l’extérieur parvenaient à peine à pénétrer dans l’endroit. Quelques débris de meubles jonchaient le sol.