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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 1 : L'incident Kaxido, page 6

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 1 : L'incident Kaxido - Page 6 sur 21

 - Parfait, dit Lacsii avec un énorme sourire. Je suis content d’avoir travaillé avec vous. Je vais dire à mes hommes de décharger la marchandise. Pourriez-vous m'ouvrir la soute de votre cargo ?

Elle acquiesça d'un vague mouvement de tête, tandis que l’homme s’éloignait déjà en trottinant. Elle prit son intercom, un petit appareil en forme de galet qu’elle portait à sa ceinture, et contacta l’ordinateur de bord de son cargo.

 - Vine, un homme du nom de Lacsii va venir avec ses dockers pour décharger la marchandise, lui signala-t-elle. Ouvre-lui la soute.

 - Bien compris, répondit l’ordinateur.

 - Au fait Vine ! Uniquement la soute, ajouta-t-elle. Je n’ai pas confiance en lui.

 - Bien compris, confirma-t-il sans faire de commentaire.

Pendant quelques secondes, elle continua d’observer Lacsii alors qu’il s’approchait de ses dockers. Ces derniers, assis à l’une des tables de la gargote, buvaient tranquillement leur verre d’alcool local, semblant peu enclins à s’occuper du Vinestan. Lacsii vociféra quelques insultes tout en faisant de grands gestes pour les inciter à se mettre au travail au plus vite.

« Typique ! » pensa Nadioska en faisant une moue dégoûtée.

Elle détourna son regard pour revenir à l’écran du terminal avec la ferme intention de se mettre rapidement à la recherche de sa prochaine cargaison ; décidément, elle n’aimait pas du tout cet endroit.

En se tournant vers le terminal, son regard fut attiré par un garçon d’environ huit ans, assis sur une grande caisse derrière le comptoir, et qui la fixait avec intensité. Il était plutôt frêle, possédait des cheveux noirs bouclés, de grands yeux bleus, et un petit visage adorable qui plut tout de suite à Nadioska. Dans ses mains il tenait un livre-feuille ouvert qu’il avait provisoirement arrêté de lire pour observer la jeune marchande avec curiosité.

De par la nature solitaire de son travail, elle ne côtoyait aucun enfant, mais ceux qu’elle croisait de temps à autre avaient une fâcheuse tendance à courir partout et à hurler à la moindre occasion. Lui restait sagement assis là, ses grands yeux bleus la fixant sans ciller. On pouvait facilement deviner que derrière ces beaux yeux, il y avait un petit cerveau bien formé et très actif. Elle ne put s’empêcher de lui sourire.

 - Bonjour, lui dit-elle.