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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 1 : L'incident Kaxido, page 7

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 1 : L'incident Kaxido - Page 7 sur 21

Le garçon haussa légèrement les sourcils et répondit d’une petite voix timide.

 - Bonjour.

 - Qu’est-ce que tu fais là ? lui demanda-t-elle.

 - Je lis, répondit-il d’une voix presque inaudible en montrant son livre-feuille.

Voyant qu’elle intimidait le garçon plus qu’autre chose, elle lui sourit encore une fois et décida de le laisser tranquille. Elle avait une étrange impression qu’elle n’arrivait pas à définir ; c’était comme si elle savait quelque chose, mais qu’elle l’avait oubliée. C’était là, dans un coin de son esprit, mais totalement inaccessible. Contrariée par cet étrange sentiment, elle se força à interroger le terminal du Hall des Transactions à la recherche de son prochain chargement.

Elle fit défiler la liste des cargaisons en attente de transport, mais son esprit demeurait ailleurs ; elle avait la sensation de connaître cet enfant. Elle secoua machinalement la tête pour essayer de se défaire de cette pensée qu’elle trouvait totalement ridicule et se focalisa de nouveau sur le terminal, recherchant une cargaison qui correspondait à la petite contenance de son cargo.

Dix minutes plus tard, avec un soupir de résignation, elle dut avouer qu’elle n’arrivait pas à se concentrer correctement sur ses recherches. Le responsable du Hall s'était absenté sans qu’elle s’en rende compte, probablement pour régler le problème du marchand mécontent. Elle jeta un coup d’œil discret au garçon assis derrière le comptoir. Il était de nouveau plongé dans la lecture de son livre-feuille et elle ne put s’empêcher de sourire en le regardant. Il semblait si sage et si posé que cela en était étonnant pour un garçon de son âge.

Derrière le comptoir, une porte située un peu à l'écart s'ouvrit, et une jolie jeune femme aux cheveux noirs de jais en sortit. Elle avait une silhouette très fine, des yeux bleu vif et une élégance naturelle incontestable. Elle portait une simple robe turquoise, mais le tissu semblait de qualité. Nadioska la suivit machinalement du regard, tandis qu'elle se dirigeait d’un pas vif vers le garçon.

 - Liije ! Tu es là ! dit-elle avec un léger ton de reproche dans la voix. Liije, mon chou, il est l’heure de dîner. Je te cherche depuis tout à l’heure. Tu sais bien que ton père n’aime pas que tu traînes derrière le comptoir.

 - Je sais maman, répondit le garçon avec une moue résignée.