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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 11

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 11 sur 23

 - Vine ? appela-t-elle.

 - Oui ? répondit l’ordinateur de bord.

 - Calcule le trajet pour aller sur Befsal. On décolle dès que tu as fini.

 - Bien compris.

Elle se prit la tête dans les mains et soupira bruyamment.

 - Pourquoi moi ? dit-elle à haute voix.

 - Pourriez-vous, s'il-vous-plaît, préciser le sens de votre question ? demanda l'ordinateur de bord.

 - Non, Vine, répondit-elle. Ce n’est pas à toi que je posais cette question. Je me parle à moi-même.

 - Je possède un module de psychologie humaine, reprit Vine. Si vous le souhaitez, nous pouvons parler de vos problèmes.

Nadioska éclata de rire. C'était le comble ! Son ordinateur de bord jouait les psychologues maintenant !

 - Non, ça va, Vine ! répondit-elle en riant. Je ne suis pas en train de devenir folle. Je suis juste un peu tendue. Occupe-toi de tes calculs, et moi, je prends en charge mes problèmes.

 - Bien compris, dit l’ordinateur sans insister.

Ils arrivèrent à destination plusieurs heures plus tard. Sur Befsal, « le carnaval de la vie » battait son plein. Montés sur des chars multicolores, des femmes et des hommes, déguisés en fleurs ou en animaux, jetaient des confettis aux spectateurs massés sur les bords des avenues.

Les musiques, diffusées sur les chars, s’entremêlaient en une joyeuse cacophonie sur laquelle les gens dansaient. La plupart étaient déguisés ou grimés et ils arboraient tous de vives couleurs. Le carnaval de la vie célébrait la fin de la saison froide et le début plein de promesses de la saison chaude où la nature revenait à la vie.

Nadioska, penchée à l’une des fenêtres de l’appartement de son oncle, observait la foule bigarrée. Elian et Dulcénéa avaient été ravis de la voir après si longtemps. Dulcénéa l’avait même serrée si fort que Nadioska en avait eu le souffle coupé. Lorsqu’ils avaient aperçu Liije, plus ou moins caché derrière la jeune femme, ils avaient eu un instant d’hésitation. Elle n’avait pas su se décider entre leur dire ce qu’il s’était passé ou bien leur inventer un stupide mensonge.

 - J’ai des problèmes, avait-elle fini par leur dire tout simplement.

 - Viens nous raconter ça devant une tasse de thé, avait répondu Dulcénéa en la poussant à l’intérieur de l’appartement.