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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 14

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 14 sur 23

Nadioska tenait Liije par la main pour éviter de le perdre au milieu de la foule agitée. Le garçon ouvrait de grands yeux émerveillés à la vue des chars multicolores. Il avait également été très impressionné par les énormes bonbons que vendaient les marchands sur leurs étals improvisés.

La jeune femme, perdue dans ses pensées, ne faisait que peu attention au chaos ambiant ; elle marchait au milieu de la foule en évitant machinalement les bousculades. Elle connaissait bien le carnaval et de toute façon, elle avait d’autres soucis en tête.

Elle sortit brusquement de ses rêveries lorsque Liije se mit à sautiller sur place pour tenter d’apercevoir les détails d’un char particulièrement beau. Il représentait un champ fleuri où avaient été disposés plusieurs animaux sculptés dans du sucre. Les sculptures étaient si bien réussies que l'on aurait presque pu croire qu'il s'agissait d’animaux vivants. Des jeunes filles, déguisées en papillon, lançaient des gerbes de fleurs à la foule. Les odeurs de fleurs et de sucreries se mêlaient agréablement dans l’air.

Au milieu de ces odeurs, Nadioska perçut un doux parfum fruité qu’elle se souvenait avoir déjà senti quelque part. Oui, elle le connaissait, mais pourquoi cette impression étrange ? Elle fouilla dans sa mémoire, fronçant les sourcils sous la concentration. Elle savait qu’elle avait déjà senti ce parfum très récemment. Soudain, elle sursauta.

« Bien sûr ! » pensa-t-elle. « C’est le parfum qui entourait l’homme habillé en noir qui m’a interpellée sur … »

Soudain, elle sentit une main lui prendre le bras droit et la tirer en arrière. Tenant toujours Liije de la main gauche, elle fut entraînée contre son gré, sans être en mesure de voir qui pouvait bien lui faire subir ce mauvais traitement. Elle essaya de se débattre, mais ne parvint pas à se dégager de la poigne ferme. Tout en s'éloignant de la rue principale et alors que la foule devenait moins dense, elle réussit à voir le dos de l’homme qui lui tenait le bras. La silhouette était dissimulée par une grande cape noire dont la capuche lui recouvrait la tête.

L'homme finit par la pousser, ainsi que Liije, ver une rue latérale totalement vide, alors qu'elle continuait à se rebeller pour se libérer de l’étreinte.

 - Eh ! Arrêtez ! Lâchez-moi ! cria-t-elle.

L’homme se retourna brusquement et cette fois-ci, à la lumière du jour, Nadioska put voir son visage. Il était jeune, les traits de son visage étaient fins et quelques mèches de cheveux noirs indisciplinées sortaient de dessous sa capuche. Ses yeux bleus-gris étaient perçants et il regarda Nadioska avec une telle intensité que celle-ci se mit à brusquement fixer le trottoir malgré elle.