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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 15

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 15 sur 23

 - Je vous avais dit de faire attention, dit-il avec un ton de reproche dans la voix. Ne voyez-vous pas que l’endroit grouille d’agents de l’APC ?

Elle se retourna et regarda l’artère principale où les chars continuaient de défiler. Là-bas, une foule dense et colorée s'agitait joyeusement. Nulle part on ne voyait les uniformes bleu marine des agents de l’APC.

 - Heu, non ! avoua-t-elle. Je ne les vois pas. Et alors ? De toute façon, ils n’ont pas mon signalement.

 - Vous êtes naïve jeune fille, dit l’homme avec un sourire en coin. L’APC possède les moyens techniques et le pouvoir d’accéder à n’importe quelle banque de données. Ils ont votre signalement. Vous devez partir immédiatement.

Il fit une pause tout en continuant à la regarder fixement.

 - Et puis, quelle brillante idée d’aller tout droit vers la seule famille que vous ayez ! dit-il d’un air narquois. C’est vraiment le dernier endroit où on penserait aller vous chercher !

De nouveau, elle baissa les yeux vers le sol. Elle se sentait comme une petite fille en train d’être grondée. Mais qui était cet homme pour lui donner la moindre leçon ? Elle releva les yeux et le regarda à son tour d’un air de défi.

 - D’accord ! dit-elle avec force. Ce n’est peut-être pas très intelligent de ma part. Mais j’ai assez peu l’habitude d’être recherchée par l’APC, figurez-vous ! Et vous, je pourrais savoir comment vous avez eu accès à mes informations personnelles ? Vous êtes qui ? Et vous voulez quoi exactement ?

L’homme sourit malicieusement, mais son sourire s’effaça vite de son visage. Il jeta un coup d’œil vers la rue principale et fronça les sourcils.

 - Venez, dit-il en prenant de nouveau le bras de la jeune femme. Il ne faut pas rester ici.

 - Eh, attendez ! protesta-t-elle.

 - Si vous voulez rester en vie, jeune idiote, venez avec moi.

Malgré une certaine appréhension, quelque chose en elle lui soufflait qu’elle pouvait lui faire confiance. Tout en se fustigeant intérieurement d'être si faible, elle abandonna toute résistance et se laissa entraîner par l’inconnu.

Il les conduisit d’un pas rapide que Liije avait du mal à suivre, en prenant vaguement la direction de l’astroport où elle avait posé le Vinestan. L’homme prenait soin d’éviter les grands axes de passage et de temps à autre, il jetait de rapides coups d’œil derrière lui.