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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 20

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 20 sur 23

 - Ça, ma jeune demoiselle, ce n’est pas votre problème !

 - Ah, non ? explosa Nadioska. Vous débarquez de je ne sais où, vous me dites que je suis en danger, vous me conduisez dans un endroit que j’ignore, vous ne répondez à aucune de mes questions. En gros, je dois vous obéir en silence et je devrais trouver ça normal ?

Djeid redevint sérieux et la regarda avec un air sincèrement navré.

 - Je suis désolé, dit-il avec regret Je sais que tout cela n’est pas facile à accepter. Je vous demande juste de me faire confiance. J’espère pouvoir vous expliquer certaines choses dans les heures à venir, mais cela ne dépend pas uniquement de moi.

Nadioska le dévisagea en espérant trouver des détails qui allaient lui permettre de savoir s’il disait ou non la vérité. Pour une fois, il avait l’air sérieux et sincère ; il était difficile de croire qu’il avait fait tout ça uniquement pour l’attirer dans un quelconque piège.

 - Bien, dit-elle dépitée. On va dire que je vous fais confiance.

Djeid s’affala sur le canapé comme s’il était chez lui et remarqua un livre-feuille ouvert, posé sur la petite table basse. Il le prit et en examina la couverture.

 - Ah ! Les fantômes de la constellation du Lys, dit-il en souriant. Parfait !

 - Pourquoi parfait ? questionna Nadioska en s’asseyant dans un fauteuil.

 - Oh pour rien, c’est juste un bon livre, c’est tout.

 - Ah oui ? continua-t-elle sur un ton suspicieux.

Djeid releva la tête et son sourire réapparut sur son visage, ce qui eut pour effet de sérieusement agacer Nadioska.

 - J’ai vraiment l’impression que vous êtes constamment en train de vous payer ma tête, dit-elle d’un ton sec. C’est vraiment énervant à la fin.

 - Mais non, répondit Djeid le sourire en coin. C’est ma nature, c’est tout… et puis… vous m’êtes sympathique.

Nadioska se contenta de s’enfoncer dans son fauteuil, une moue prononcée sur le visage.

 - Où allons-nous ? demanda-t-elle au bout d’un moment, espérant cette fois-ci avoir une vraie réponse.

 - Chez un ami, se contenta de dire Djeid. Il possède un astroport privé.

 - Vraiment ? Il est très riche votre ami.