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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 21

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 21 sur 23

 - Oui, il tient sa fortune de sa famille, répondit-il les yeux perdus dans le vague. Il est le seul héritier d’une longue lignée d’artistes. Lui-même n’a pas de don artistique particulier, mais il chérit l’art plus que tout.

Il fit une pause, les yeux toujours dans le vague.

 - C’est quelqu’un de très bien, reprit-il. On peut avoir confiance.

Son attention revint brusquement vers Nadioska.

 - Mais dites-moi, jeune fille, où avez-vous appris à piloter comme ça ?

 - Sur Malp, à l’académie des pilotes, répondit-elle en se détendant légèrement. J’aimais bien les cours de pilotage manuel. Avec un groupe d’amis, le soir après les cours, on allait souvent s’amuser dans le simulateur.

 - Et vous étiez bonne dans ce simulateur ? demanda-t-il.

 - Je suis virtuellement morte quatre cent sept fois !

 - Ouah ! s'exclama-t-il en riant. Et sur un total de combien de séances ?

 - Quatre cent sept, répondit Nadioska en pouffant à son tour. J’aimais bien tenter de nouvelles manœuvres et m’amuser. Ce n’était qu’un simulateur. Je ne ferais jamais ça dans la vraie vie.

 - J’espère bien ! répliqua Djeid amusé. Ou alors, prévenez-moi avant pour que je puisse descendre et prendre un autre vaisseau.

 - Rassurez-vous. J’ai quand même une mention en pilotage manuel. La mention « excellent » pour être précise, ajouta-t-elle sans dissimuler une certaine fierté.

 - Hum, c’est rare, dit-il sur un ton appréciateur. D’après ce que je sais, la plupart des élèves n’aiment pas le pilotage manuel.

 - Il a une très mauvaise réputation, avoua-t-elle. Il n’est utilisé qu’en cas d’avaries graves de l’ordinateur de bord, ou bien chez les pirates marchands. C’est obligatoire de passer un test en simulateur lorsqu’on est élève pilote. L’académie ne donne pas le diplôme si on échoue à ce test. Un pilote doit être capable de maîtriser son vaisseau même sans ordinateur de bord, mais personne n’aime envisager qu’à un moment donné le vaisseau puisse en être privé. Nous ne sommes pas capables de calculer les sauts dans l’hyperespace sans eux. Le pilotage manuel ne sert vraiment qu’à éviter les plus gros désastres, comme essayer d’atterrir en catastrophe par exemple.

 - Ou bien éviter les navettes de l’APC, ajouta Djeid sur un ton espiègle.

 - Oui, par exemple, répondit-elle en souriant. Il paraît que les pirates pilotent beaucoup en manuel. Il est plus facile pour un humain de berner un ordinateur que l’inverse.