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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 22

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 22 sur 23

 - Eh oui ! dit-il joyeusement. Comme je le dis toujours, nous sommes supérieurs aux machines.

Un silence s’établit, pendant lequel Djeid observa Nadioska avec un léger sourire aux lèvres.

 - Vous pourriez travailler pour les pirates, dit-il enfin.

 - Non ! répondit-elle avec détermination.

 - Pourquoi donc ? Je suis persuadé que vous feriez un grand pirate.

 - C’est hors de question, affirma-t-elle sur un ton sans équivoque.

 - Je ne comprends pas votre réticence, insista-t-il. Il y a des gens très bien parmi eux.

 - Vous en connaissez ? demanda-t-elle.

 - Oui, ma chère ! affirma-t-il. Je connais beaucoup de monde ! Et dans mon cercle d’amis, il y a quelques pirates de la Confrérie.

 - Ça ne m’intéresse pas !

 - Bien, bien. Mais si jamais vous changez d’avis, je peux faire quelque chose pour vous, dit-il en lui décochant un étrange sourire charmeur.

Nadioska, surprise, se demanda s’il n’y avait pas un sens caché dans sa phrase, mais elle rejeta rapidement cette hypothèse. Cet homme avait une fâcheuse tendance à tout tourner en dérision. Il ne fallait pas trop faire attention. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de trouver qu’il y avait quelque chose de sympathique chez lui. Perturbée par cette pensée, elle décida de changer de sujet.

 - Quand sommes-nous censés arriver chez votre ami ? demanda-t-elle.

 - Dans une trentaine d’heures environ, répondit-il.

 - Dans ce cas, je vais vous préparer une chambre.

 - Je vais vous aider.

 - Non, ça va aller ! dit-elle sur un ton sans appel.

Elle préférait profiter de l’occasion pour rester un peu seule et réfléchir. Elle avait vécu en solitaire sur son cargo pendant les trois dernières années, et maintenant voilà qu’elle partageait ses appartements avec deux parfaits inconnus. Bien sûr, il pouvait y avoir pire comme compagnie, mais tout de même, les derniers jours s'étaient révélés riches en émotions, et un peu de tranquillité et de solitude ne pourraient pas lui faire de mal.