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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 4

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 4 sur 23

Il s’agissait de la voix d’un homme. Étrangement douce et amicale, elle contrastait avec l’allure inquiétante du personnage. La jeune marchande fixa l'inconnu, essayant de percer les ténèbres pour voir son visage. C'était peine perdue : les lumières éclairaient derrière lui et sa capuche le protégeait des regards.

 - Vous me connaissez ? demanda-t-elle avec hésitation.

 - En quelque sorte, répondit l’homme d’une voix douce.

 - Qui êtes-vous ?

 - Vous ne devriez pas vous inquiéter de qui je suis, affirma-t-il en conservant son ton amical. Inquiétez-vous plutôt de votre situation… et de la sienne, ajouta-t-il en montrant Liije. Savez-vous ce qu’il s’est réellement passé sur Kaxido ? Savez-vous ce qu’en pensent les autorités de la Confédération ? Et les Conglomérats ?

Nadioska resta bouche bée. Non, elle n’en savait rien et elle se rendit compte qu’elle ne s’était même pas posé la question. Elle avait été si préoccupée par Liije, qu’elle en avait complètement oublié tout le reste. Devant son silence, l’homme reprit.

 - Les Autorités Policières Confédérées recherchent les vaisseaux qui ont réussi à quitter Kaxido. Ils pensent que l’un d’entre eux est responsable de ce qui s’est passé là-bas. Ils ont le nom de votre cargo.

 - Je n’ai rien à me reprocher, répliqua Nadioska choquée par l’accusation sous-jacente. Je vais contacter la section APC basée sur cette planète.

 - Non, vous ne ferez pas cela, ordonna l’homme avec une soudaine fermeté.

 - Pourquoi ? s’exclama-t-elle.

 - Parce que vous êtes en danger, affirma-t-il. Ceux qui ont posé les bombes dans les vaisseaux des Conglomérats ont également les noms des cargos qui ont réussi à partir. Ils ne souhaitent laisser aucun témoin vivant.

 - Comment savez-vous tout cela ? Qui êtes-vous ?

L’homme ne répondit pas. Nadioska eut l’étrange impression qu’il était en train de sourire, mais à cause de la pénombre elle ne put s’en assurer.

 - Croyez-moi sur parole, continua-t-il en ignorant la question de la jeune femme. Quittez cette planète et restez très discrète.

 - Mais j’ai besoin de travailler, protesta-t-elle. Je vais être obligée de continuer à transporter des marchandises et à chaque fois que je vais le faire, mon inscription au Grand Central Marchand sera obligatoire. N’importe qui pourra ensuite savoir où je suis et où je vais.