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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 2 : Étrange rencontre, page 7

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 2 : Étrange rencontre - Page 7 sur 23

La première décision de la Guilde avait été de créer un réseau informatique global appelé le Grand Central Marchand. Quelle que soit la planète, chaque transaction réalisée devait être déclarée au Grand Central. Les Autorités Policières Confédérées, plus généralement appelées APC, avaient un droit d’accès illimité à la banque de données du Grand Central. Outre le fait de sécuriser les transactions en sanctionnant sévèrement les délits, l’APC s’occupait aussi de fournir toutes les informations nécessaires à l’Agence Financière Confédérée dans le cadre du calcul de taxes.

Un interdit engendrant toujours une transgression, au fil des ans, ce système marchand ultra surveillé avait créé, de façon naturelle, un réseau parallèle. Des marchandises illégales avaient commencé à circuler et bien sûr, l’APC avait pris les mesures nécessaires pour les arrêter. Chaque marchand, pris en flagrant délit de transport de marchandises non répertoriées dans le Grand Central, était condamné à travailler dans des Planètes Prisons pour le reste de ses jours. Son cargo et tous ses biens étaient vendus aux enchères, et l’argent ainsi récupéré revenait d’office à l’Agence Financière Confédérée, laissant les familles du contrevenant sans aucune ressource.

Afin de se protéger contre l’APC et ses méthodes radicales, les marchands clandestins avaient mis leurs forces en commun en se rassemblant dans une organisation illégale connue sous le nom de Confrérie des Pirates Marchands. La Confrérie avait pris une telle ampleur, que bientôt elle eut les moyens de se faufiler entre les mailles des filets tendus par l’APC.

L’achat de certaines technologies plus ou moins légales, et une organisation efficace avaient rendu chaque pirate difficile à prendre en flagrant délit. Une fraction des bénéfices des ventes revenait directement à la Confrérie, et cette dernière n’hésitait pas à redistribuer une partie de l’argent aux pirates les plus démunis. Chaque membre pouvait se vanter d’avoir les mêmes chances de réussite.

L’organisation se révélait tout autre à l’officielle Guilde des Marchands. La solidarité n'existait pas et les fortunes, fort diverses, reflétaient un monde sans pitié.