les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 3 : Néthias Hope, page 10

Accueil > Lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 3 : Néthias Hope, page 10 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 3 : Néthias Hope - Page 10 sur 20

 - Ah ! Je sais ! dit-il en levant un doigt. Ce n’est pas assez décolleté ! Qu’en dis-tu Liije ?

 - Oui pas assez, acquiesça le garçon aussi sérieusement que Djeid.

 - Vous ! Vous êtes vraiment …, reprit Nadioska avec colère. Vous êtes vraiment… un… un…

 - Oui ? dit-il incapable de réprimer un sourire espiègle.

 - Un mufle ! Voilà ! Vous êtes un mufle !

Djeid leva les bras au ciel de façon théâtrale et prit de précieux airs de noble offensé.

 - Ma chère ! s’exclama-t-il. Ne soyez pas si vulgaire ! Vous offensez mes oreilles ! Allons ma mie, cessons cette vaine querelle. Prenez mon bras et allons souper. Ne faisons pas attendre notre hôte. Ceci est terriblement malséant !

Il se pencha et présenta son bras à la jeune femme. Pour toute réponse, elle le fusilla du regard, avant de se diriger, la tête haute, vers la porte de la chambre qu’elle ouvrit en grand.

Elle prit résolument le premier couloir qui menait à l'escalier, bientôt suivie de Liije et de Djeid dont le visage s'ornait d'un magnifique sourire. En chemin, le jeune homme, qui avait flairé une bonne opportunité pour la taquiner, n’hésita pas et continua sur sa lancée.

 - Allons, très chère, dit-il le sourire aux lèvres. Je ne vois aucune honte à dévoiler si peu de votre charmante anatomie !

 - Vous m’agacez ! répondit-elle sèchement en regardant droit devant elle pour éviter de croiser les yeux de Djeid.

 - Hé, oui, c’est souvent l’effet que je fais aux femmes, dit-il en se tournant vers Liije et en émettant un soupir théâtral. Ah, mon garçon ! Tu verras quand tu seras plus grand ! Les femmes ne sont pas faciles à comprendre. J’en ai moi-même côtoyé un certain nombre et acquis une solide expérience en la matière. Et pourtant, il reste malgré tout, des zones d’ombres insondables. Mais que veux-tu, c’est là notre lot à nous les hommes.

 - Vous allez vous taire, oui ? grogna Nadioska.

 - Je crains bien que non, répondit-il en faisant un clin d’œil à l’adresse de Liije. Hum, Nadioska, pour aller à la salle à manger, nous devons prendre le couloir de droite ici.

La jeune femme était arrivée à un embranchement et s’était engagée dans une mauvaise direction. Elle revint sur ses pas et prit le couloir indiqué par Djeid, mais sans lui jeter un seul regard.