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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 3 : Néthias Hope, page 18

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 3 : Néthias Hope - Page 18 sur 20

Quand elle arriva dans la chambre, elle trouva Liije assis sur le lit. Il avait les yeux humides. Il renifla et s’essuya les joues d’un revers de la main. Nadioska s’approcha et s’assit en face de lui.

 - Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle d’une voix douce.

 - Mes parents me manquent, répondit-il en baissant les yeux. C’est pas juste. Pourquoi est-ce qu’ils sont morts ?

 - Je sais que ce n’est pas juste, dit Nadioska en prenant l’enfant dans ses bras.

Bien sûr que ce n’était pas juste. Ce n’est jamais juste de perdre quelqu’un qu’on aime, surtout lorsqu’il s’agit de ses parents et qu’on est encore un enfant. Elle passa une main dans ses cheveux et lui caressa doucement la tête. Le garçon se serra contre elle et se remit à sangloter. Elle ferma les yeux et le berça doucement, comme la mère de Liije l’aurait probablement fait elle-même si elle avait été là. Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes, sans parler, dans un silence absolu.

Nadioska ne rouvrit les yeux que lorsqu’elle entendit des bruits de pas s’approcher dans le couloir. Quelqu’un frappa doucement à la porte et elle se leva pour aller ouvrir. Djeid se tenait dans l’encadrement. Il avait une expression que Nadioska ne lui connaissait pas. Il semblait embarrassé et avait le regard fuyant.

 - Désolé de vous déranger, commença-t-il. Mais, je…heu… voulais m’excuser pour mon comportement. J’ai souvent tendance à être assez… insupportable. Je ne voulais pas vous mettre en colère. Je m’en excuse.

 - Oh ! Heu, d’accord ! répondit la jeune femme soudain aussi embarrassée que lui. De toute façon, vous n’avez pas tous les torts. Je n’ai pas été très aimable avec vous. Après tout, vous m’avez aidée et je ne sais pas trop ce que j’aurais fait si vous n’étiez pas intervenu. Merci pour tout ce que vous avez fait.

 - Heu… de rien ! balbutia-t-il.

Il jeta un coup d’œil dans la chambre et aperçut Liije qui était toujours assis sur le lit.

 - Comment va-t-il ?

 - Pas trop bien, répondit Nadioska. Il va avoir beaucoup de mal à s’en remettre.

 - Vous en savez quelque chose, n’est-ce pas ? murmura Djeid en la regardant avec beaucoup de tendresse.

 - Oui.

Un silence embarrassant s’établit et dura pendant de longues secondes qui ressemblèrent à des heures. Nadioska essaya bien de trouver quelque chose à dire pour briser le silence, mais rien ne lui passa par l’esprit et finalement ce fut Djeid qui reprit la parole.