les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 3 : Néthias Hope, page 3

Accueil > Lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 3 : Néthias Hope, page 3 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 3 : Néthias Hope - Page 3 sur 20

Il se contenta de répondre par un vague acquiescement de la tête. Il avait surtout rêvé de ses parents : ils lui manquaient terriblement.

Il s’installa sur un siège et attendit bien sagement son petit-déjeuner. Djeid, quant à lui, décida d’aider Nadioska. La jeune femme en fut surprise, mais elle le laissa faire, lui indiquant de temps à autre où se situaient les ingrédients ou les ustensiles.

Quelques heures plus tard, le Vinestan atterrissait sur l’astroport privé d’un certain Néthias Hope. Ce dernier vivait dans un ancien manoir rénové. La bâtisse était immense : elle ne comprenait que trois étages, mais au sol, elle s’étendait sur une surface impressionnante. Ses murs, d’un blanc immaculé, possédaient d'anciennes décorations, indiquant que le manoir avait été construit bien avant les débuts de la Confédération.

Le chemin, qui reliait le petit astroport privé à la maison, était entièrement dallé, et des statues de pierres blanches en décoraient les abords. Elles représentaient des femmes au port gracieux, habillées de robes drapées ornées de bijoux. Leurs visages étaient doux et souriants, et leurs mains tendues vers les visiteurs en signe de bienvenue. Entre les statues, des parterres de fleurs multicolores formaient des figures géométriques élaborées. Tout autour, il y avait un grand parc à l’herbe verte bien coupée et quelques grands arbres à l'allure majestueuse.

Djeid avança dans l’allée d’un pas décidé, tandis que Liije et Nadioska marchaient derrière en regardant tout autour d’eux avec de grands yeux admiratifs. Jamais la jeune femme n’avait vu un aussi bel endroit. Elle se dit que la personne qui vivait ici devait décidément posséder pas mal d’argent.

Sur le perron du manoir, un homme, qui devait avoir environ soixante ans, attendait l’arrivée de ses invités en souriant. Il avait un très léger embonpoint et était habillé avec élégance. Ses cheveux blancs, coupés courts, entouraient un visage un peu rond, à l'allure aimable. Ses yeux gris pale possédaient une étrange intensité, difficile à soutenir lorsqu’il vous regardait en face, ce qui contrastait étonnamment avec la bonté qui dominait le reste de son visage. On aurait presque dit que ses yeux appartenaient à une autre personne.

Djeid s’approcha et les deux hommes se saluèrent en se donnant une accolade chaleureuse. Nadioska se dit qu’ils devaient sûrement se connaître de longue date.

 - Djeid, je suis heureux de te voir, dit l’homme d’une voix si douce et mélodieuse qu’elle en avait quelque chose de fascinant. Cela fait bien longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite.