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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 3 : Néthias Hope, page 4

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 3 : Néthias Hope - Page 4 sur 20

 - Oh ! Tu sais ce que c’est ! Les aléas du métier, répondit Djeid avec un sourire malicieux avant de se tourner vers ses nouveaux compagnons. Néthias, voici Nadioska et le jeune Liije. Il faudrait que tu nous héberges quelque temps.

 - Bien sûr ! dit l’homme chaleureusement. Ce sera avec un grand plaisir.

Il prit un air entendu et ajouta plus bas.

 - On m’a prévenu.

Ce à quoi Djeid répondit par un sourire et un hochement de tête. Visiblement, ils étaient tous deux sur la même longueur d’onde, mais jugeaient peu utile de mettre Nadioska dans la confidence, ce qui eut pour effet de fortement agacer la jeune femme. L’homme se tourna ensuite vers elle et s’inclina légèrement.

 - Mademoiselle, je m’appelle Néthias Hope et je suis ravi de vous accueillir dans mon manoir. Les amis de Djeid sont toujours les bienvenus chez moi. Vous pourrez rester le temps qu’il vous plaira.

 - Heu, je vous remercie monsieur, répondit Nadioska avec hésitation.

Soudain, elle se sentit maladroite, ne sachant pas si elle devait s’incliner à son tour ou bien répondre avec une formule de politesse particulière. Elle n’avait jamais côtoyé de gens riches et n’était pas au fait des convenances et des protocoles de ce milieu. Elle ne voulait surtout pas vexer leur hôte en faisant quelque chose qui n’était pas conforme à ce qu’il pouvait attendre d’elle. Devant son embarras, Néthias eut un léger sourire et l’invita tout simplement à pénétrer dans le manoir.

Le hall de l’entrée était immense. Un grand escalier, entièrement recouvert d’un tapis rouge brodé de fils d’or, menait à l’étage supérieur. De part et d’autre du hall, de grands couloirs conduisaient à une multitude de pièces. Une fois qu’ils furent tous entrés dans le manoir, Djeid prit Néthias à part et commença à lui parler à voix basse. Voyant qu’elle n’était pas conviée à cette conversation privée, Nadioska s’engagea par curiosité dans un des couloirs, suivie de près par Liije.

Le couloir dans lequel elle s’avança devait faire toute la longueur de la bâtisse. De grandes fenêtres, munies de draperies rouges et or, laissaient passer une lumière douce. Le sol était recouvert d’un parquet ciré qui semblait à la fois ancien et de très bonne qualité. Aux murs, une multitude de tableaux étaient accrochés.