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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 4 : Chez les pirates, page 10

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 4 : Chez les pirates - Page 10 sur 22

 - Bien d’accord, fit-elle résignée.

 - Et tant que vous y êtes, continua Lémir, évitez aussi de parler de Djeid.

 - Pourquoi ? demanda Nadioska intriguée.

 - Ce garçon vaut de l’or pour l’APC, répondit Lémir avec un sourire en coin. Vous n’imaginez pas ce que les Autorités Policières seraient capables de faire pour le capturer.

 - Ah bon ?

 - Allez suivez-moi, dit Lémir prenant la direction du sas par lequel il était arrivé. Comme vous allez passer quelque temps ici, je vais vous montrer le complexe.

Ils passèrent tous les trois par le sas et arrivèrent dans un couloir circulaire. L’intérieur du planétoïde ressemblait plus à une monstrueuse fourmilière qu’à une base digne de ce nom. De grandes galeries taillées dans la roche brune laissée apparente se croisaient et se recroisaient en une multitude de passages chaotiques.Par certains endroits, les pirates avaient rajouté des plaques de métal pour maintenir l’intégrité de l’astéroïde. Des trous avaient été percés un peu partout et de nombreux tuyaux sortaient des murs ou du plafond, tandis que des ponts de métal escaladaient de grandes fissures naturelles. L’un de ces gouffres était si profond que Nadioska eut le vertige en le traversant. Arrivée de l’autre côté, elle avait les jambes flageolantes et des sueurs froides.

Un bourdonnement sourd résonnait dans tout le complexe. D’énormes machines travaillaient sans cesse au renouvellement artificiel de l’air et à l’établissement d’une gravité tout aussi artificielle. En chemin, ils croisèrent plusieurs pirates qui regardèrent la jeune femme et le garçon d’un œil inamical.

 - Ah ! Voici le réfectoire, annonça Lémir en entrant dans une salle immense. Ici, c’est le lieu de rendez-vous. C’est là où nous mangeons, où nous nous réunissons pour discuter et où nous faisons la fête !

 - Superbe ! laissa échapper Nadioska d’une voix désabusée.

La décoration de la salle se révélait tout aussi déprimante que le reste du complexe. Là aussi, on pouvait voir la roche à nue, les tuyaux et les plaques de métal partout. Difficile d’imaginer que l’endroit puisse devenir festif à un moment donné, malgré la bonne centaine de tables en bois disposée dans le réfectoire en un désordre total et certainement non voulu. Depuis cette grande salle, plusieurs couloirs partaient pour rejoindre les autres sections de la base.