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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 4 : Chez les pirates, page 13

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 4 : Chez les pirates - Page 13 sur 22

 - Jamais entendu parler d’eux ! dit-elle en haussant les épaules.

 - Eh ! Pour le moment, ils restent plutôt discrets ! En plus, ils manipulent une partie des informations diffusées sur le RIC, histoire de passer inaperçus.

 - Vraiment ? s’étonna-t-elle.

 - Bien sûr ! s’exclama Lémir. Ils s’infiltrent partout ! Absolument partout ! Même l’APC en est plein de ces gens-là ! Ils sont dangereux ! Méfiez-vous d’eux ! Il paraît qu’il y en a même chez les pirates ! Vous vous rendez compte ? Mais bientôt tout le monde va savoir ça ! Déjà avec ce qu’il s’est passé sur Kaxido ! Il y a des gens qui vont commencer à se poser des questions.

 - Vous voulez dire que ce sont eux qui ont posé les bombes ? demanda Nadioska avec intérêt.

 - Bien sûr ! affirma Lémir comme si c’était la chose la plus évidente au monde. Ils veulent prendre le contrôle des Gros Conglomérats !

 - Et comment avez-vous appris tout ça ? demanda Nadioska de plus en plus suspicieuse.

 - Comme je vous le disais, ma belle. J’ai des yeux et des oreilles… et je sais m’en servir.

 - Vous travaillez pour Djeid.

Ce n’était pas une question, c’était une affirmation. La chose l’avait frappée comme ça. C’était apparu, tout à coup, comme une évidence.

 - Oh, n’exagérons pas ! reprit l’homme avec un sourire mielleux. Disons que nous échangeons quelques informations de temps à autre. Enfin… je lui fournis des informations et il me fournit ce que je lui demande… en toute amitié.

 - Bien sûr ! répondit-elle d’un air narquois. C’est exactement ce que je voulais dire !

 - Eh ! Vous n’êtes pas si bête que ça, ma p'tite ! dit-il en la pointant du doigt.

 - C’est censé être un compliment ? répliqua-t-elle vexée. Parce que je vous signale que ça sous-entend qu’avant vous pensiez que j’étais stupide !

L’homme repartit dans une crise de rire monumentale. Nadioska leva les yeux au plafond en soupirant bruyamment.

 - C’est pas vrai, murmura-t-elle dépitée.

De nouveau, elle attendit avec une légère impatience que l’homme retrouve quelque peu ses esprits.