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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 4 : Chez les pirates, page 14

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 4 : Chez les pirates - Page 14 sur 22

 - Pourriez-vous nous raccompagner vers mon cargo ? demanda-t-elle d’un ton sec. Pour le moment, je préférerais y rester.

 - Oh non, ma p'tite ! répondit Lémir. Pas encore. Il faut que je vous présente au responsable local de la Confrérie. Si je ne le fais pas, je vais avoir de sérieux ennuis. On n’atterrit pas comme on veut sur une base pirate. Faut rendre des comptes !

 - Ah ! Et quand est-ce qu’on peut le voir, ce responsable local ?

 - Il devrait arriver dans pas longtemps, répondit-il en jetant un coup d’œil autour de lui. Il vient dans le réfectoire tous les jours pour parler avec les pirates. Nous sommes une organisation très démocratique, vous savez. Chacun a le droit de dire ce qu’il pense !

 - Ah ouais ! Et ceux qui ne sont pas d’accord avec la politique de la Confrérie ? demanda-t-elle intriguée.

 - Eh bien, ils sont libres de partir ! On n’oblige personne à venir ou à rester !

 - Mais ceux qui partent connaissent les localisations des bases. Vous n’avez pas peur des trahisons ? insista-t-elle.

 - Hum, disons que ceux qui partent ont tendance à oublier certaines choses… répondit-il en hésitant fortement sur les mots à employer.

 - C’est-à-dire ?

 - Ils perdent un peu la mémoire, avoua-t-il à regret.

 - Ah oui ! En d’autres mots, on leur fait une espèce de lavage de cerveau !

 - Oh, c’est beaucoup dire ! s’exclama Lémir faussement outré. Faut pas exagérer non plus.

 - Enfin, c’est quand même l’idée ! insista Nadioska.

 - Oui… plus ou moins ! répondit l’homme du bout des lèvres.

 - Superbe ! s’écria-t-elle. J’apprécie de plus en plus votre organisation !

 - Ah ! Il faut ce qu’il faut ! La Confrérie existe depuis maintenant des centaines d’années et malgré l’APC, elle tient bon ! Faut s’en donner les moyens !

Un silence un peu lourd s’établit pendant plusieurs longues minutes, tandis que Lémir plongeait le nez dans sa chope et que Nadioska soupirait, les yeux dans le vide, en se jurant que jamais au grand jamais elle ne deviendrait pirate.

Finalement, au bout d’un certain temps, l’attention de Lémir fut attirée vers l’un des couloirs.

 - Ah ! Le voici, dit-il. Attendez ici. Je vais lui parler.