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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 4 : Chez les pirates (page 18)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 4 : Chez les pirates - Page 18 sur 22

 - Oui, et il vaut mieux être un minimum méfiant. Après tout, si ces gens n’avaient rien à cacher, ils n’auraient pas hésité à se montrer au grand jour.

 - Mais peut-être que tout ça n’est qu’une légende. Il n’y a aucune preuve que ces… fantômes existent, non ?

 - Aucune, mais c’est normal, ils ont des pouvoirs ! s’exclama Lémir.

 - Des pouvoirs ?

 - Il paraît qu’ils ont la capacité de changer d’apparence à volonté ! continua-t-il en baissant la voix. D’après ce que j’ai entendu dire, ils seraient même capables de se rendre invisibles ! Vous vous rendez compte ?

 - Remarquez, c’est plus pratique pour espionner, non ? dit-elle narquoise.

 - Vous ne me croyez pas, hein ? s’écria Lémir vexé.

 - Disons que j’ai les pieds sur terre et que je crois uniquement ce que je vois, répondit-elle stoïquement. Tout ça, ce ne sont peut-être que des rumeurs pour faire peur aux gens.

 - Dans quel but ? demanda-t-il en haussant les sourcils.

 - Je ne sais pas ! répondit-elle avec un geste d’impuissance. Peut-être que ça arrange l’APC, ou bien ce sont des histoires inventées par cet Ordre Nouveau !

 - Ces histoires, comme vous dites, existent depuis des centaines d’années. Alors que l’Ordre Nouveau a été créé il y a environ quinze ans. Non, croyez-moi ces fantômes existent. D’ailleurs, vous pourriez bien en être une !

 - Dans ce cas, je ne serais pas ici, répondit-elle avec un haussement d’épaules. Je me serais tout simplement rendue invisible pour me cacher.

L’homme se mit à rire de nouveau, mais plus discrètement cette fois.

 - En tout cas, reprit Nadioska décidant de ne pas lâcher l’affaire si facilement, qu’est-ce qui vous fait croire que Djeid est un fantôme ?

 - Oh, des petits détails que j’ai notés çà et là, dit Lémir sur un ton vague.

 - Et malgré votre méfiance, vous continuez à travailler pour lui ?

 - Je ne travaille pas pour lui, je lui rends des services. Et oui, je continue, car je préfère être avec lui que contre lui. On ne sait jamais. Un jour ça pourrait me servir !

 - Vous ne perdez pas le nord, s’exclama-t-elle.