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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 4 : Chez les pirates, page 21

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 4 : Chez les pirates - Page 21 sur 22

Une forte dose d’adrénaline se répandit dans son sang et tout en maintenant fermement la main de Liije dans la sienne, elle se mit à progresser plus vite, mais toujours en titubant à moitié, vers le sas qu’elle pouvait apercevoir à une centaine de mètres devant elle. Une pluie de poussière rocheuse tomba sur eux, tandis qu’un nouveau crissement se fit entendre. Elle serra les dents si fort qu’elle en eut mal à la mâchoire.

 - Non ! hurla-t-elle. Pas ça !

Refusant de baisser les bras, elle continua d’avancer, se battant à chaque pas pour éviter de perdre l’équilibre. Elle se rapprochait du sas qui n’était plus qu’à quelques mètres. Un bruit de craquement se fit entendre au-dessus de sa tête et une douleur aiguë la frappa à la tempe. Tout devint noir devant ses yeux et elle s’écroula au sol. Elle entendit Liije crier derrière elle, avant de sombrer dans l’inconscience.


* * *


Les sculptures et bas-reliefs dansaient lentement sous les feux rouges des braseros. Ils racontaient l’histoire du peuple de la Déesse, depuis le début du culte jusqu’à leur bannissement par la Confédération. Les représentations d’hommes et de femmes enchaînés semblaient supplier sans fin qu’on leur accorde à nouveau la liberté.

La double porte s’ouvrit et le lieutenant Nétona s’avança, dans son armure bleue étincelante. Il n’y avait personne sur le trône. Nétona marcha jusqu’au fond de la salle et s’arrêta devant une lourde porte de bois noir. Il frappa quelques coups et attendit patiemment qu’on lui accorde le droit d’entrer.

Lorsque la voix de son Seigneur se fit entendre, il ouvrit la porte et pénétra dans la pièce. Il s’agissait d’appartements privés que son Seigneur ne quittait que pour aller dans la salle du trône ou bien dans son palais sur sa planète natale. Ce dernier terminait d’ajuster son costume et vérifiait, dans une glace, que sa coiffure était parfaite.

 - C’est fait, Seigneur, dit Nétona en s’agenouillant.

 - En êtes-vous sûr, lieutenant, répliqua l'homme sur un ton dédaigneux tout en continuant à s’admirer.