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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 4 : Chez les pirates (page 6)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 4 : Chez les pirates - Page 6 sur 22

 - Non, elle ne savait pas faire ça, répondit-il en haussant les épaules.

Il se tut pendant quelques secondes, ne sachant pas s’il devait vraiment continuer.

 - Sur la planète où je suis né, reprit-il finalement, on raconte aux parents l’avenir de chaque enfant qui arrive au monde. Ensuite, les parents donnent un prénom en fonction de ce qu’on leur a dit. Ce ne sont pas des choses très détaillées, c’est juste quelques grands trucs.

 - Vraiment ? s’étonna Nadioska. Quelle est cette planète ?

Le garçon garda le silence pendant plusieurs secondes. Il regardait fixement la table sur laquelle ils prenaient leur petit-déjeuner, les sourcils froncés, ne sachant pas s’il devait oui ou non répondre à cette question.

 - Elle s’appelle Syl, répondit-il enfin. Normalement, c’est un secret. Elle ne fait pas partie de la Confédération.

 - Vraiment ? s’exclama la jeune femme stupéfaite. Comment est-ce possible ? Toutes les planètes habitées de la galaxie font partie de la Confédération.

 - Sauf elle, affirma le garçon. Très peu de gens le savent. Elle doit rester secrète. Tu promets de ne rien dire ? Hein ?

Nadioska ne répondit pas, son cerveau étant trop occupé à digérer l’information. On lui avait toujours expliqué que toutes les planètes habitées de la galaxie avaient été réunies au sein de la Confédération ; impossible d’en avoir oublié une. Chaque recoin de cette partie de l’univers avait été visité et chaque planète acceptant la vie avait été colonisée, même si certaines d’entre elles n’étaient que très peu peuplées. Comment une planète aurait-elle pu échapper à la Confédération sans que personne n’en sache rien ?

 - J’ai du mal à comprendre, murmura Nadioska. Et au fait, quelle était la prédiction qu’on a faite à ta naissance ?

De nouveau, le garçon baissa les yeux.

 - On a dit à mes parents que je ne serai pas élevé par eux, répondit-il. On leur a dit que je serai pris en charge par quelqu’un de spécial.

 - Par quelqu’un de spécial ? s’étonna-t-elle de nouveau. Comment ça spécial ?

 - Ce n’est pas facile à expliquer… mais peut-être qu’un jour tu iras sur Syl.

 - Pourquoi ? C’est spécial d’aller sur Syl ? demanda-t-elle de plus en plus perplexe.