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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl, page 12

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl - Page 12 sur 21

Il marqua une pause pour permettre à la jeune femme de digérer les informations qu’elle venait de recevoir.

 - Nous n’avons pas besoin de dirigeant ici. Il n’y a pas de chef, de président, ou de roi. Il n’y a pas de gouvernement ou de sénat. Aucune personne n’est supérieure à une autre personne. Chaque sylian possède exactement les mêmes droits… et les mêmes devoirs. Comme je vous le disais, mon titre de Conseiller est purement honorifique. Je n’ai aucun pouvoir particulier. Mon vote dans le Nahal est équivalant à n’importe quel autre vote.

Nadioska fronça les sourcils. Son mal de tête était revenu de plus belle et elle se sentait fatiguée.

 - Vous êtes bien pâle, mon enfant, constata Dvalime. Vous devriez peut-être aller vous reposer un peu. Je vais demander à notre médecin de passer vous voir. Et bien sûr, je vais le contacter par notre Nahal.

 - Et il va se téléporter pour venir me voir ici ? questionna la jeune femme.

 - Exactement !

 - Vous êtes très efficaces ! dit-elle avec un léger sourire admiratif.

 - Nous avons surtout fait confiance à notre humanité et pas aux machines comme l’a fait votre Confédération.

 - Oui, je sais, répondit Nadioska en regardant Djeid. L’humain est supérieur aux machines.

 - Et de loin, jeune fille, dit Djeid joyeusement.

Les deux hommes se levèrent. Djeid vint se placer à côté de la jeune femme et après une courbette exagérée, il lui présenta son bras.

 - Venez ma mie, je vais vous raccompagner dans vos appartements.

Nadioska soupira et s’adressa à Dvalime.

 - Je suis désolée de vous le dire monsieur, mais vous avez très mal élevé votre fils. Il est absolument insupportable.

 - Oh ! Vous n’avez rien vu ! répliqua Dvalime en abandonnant brusquement son ton doux et agréable. Si vous saviez quel est mon calvaire ! Parfois, je me demande ce que j’ai pu faire de mal dans une autre vie pour mériter une telle punition ! Moi qui espérais en faire quelqu’un de bien. J’ai abandonné tout espoir, il y a bien longtemps.