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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl, page 13

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl - Page 13 sur 21

Djeid haussa les épaules.

 - De toute façon, quoi que je fasse, ce n’est jamais assez bien pour toi, s’écria le jeune homme avec agressivité.

 - Djeid, inutile de nous disputer encore une fois, répondit sèchement son père.

À la grande surprise de Nadioska, la tension était brusquement montée d’un cran entre les deux hommes. Un peu gênée, elle regretta d’avoir abordé ce sujet, en n’imaginant pas les conséquences que cela allait avoir. Elle prit le bras de Djeid et s’y accrocha fermement pour essayer de regagner l’attention du jeune homme. Il baissa ses yeux vers elle et son visage perdit peu à peu de sa dureté.

 - Allons-y, murmura-t-il.

Ils prirent le même long couloir pour aller jusqu’à la chambre. Djeid était silencieux et conservait une moue prononcée sur le visage. Il n’avait même pas l’air de se rendre compte que Nadioska était collée à lui, chose qu’elle faisait de façon tout à fait délibérée. De temps à autre, elle lui jetait quelques coups d'œil furtifs, espérant que le jeune homme retrouve sa bonne humeur habituelle. Finalement, elle préférait, tout de même, quand il était joyeux.

 - Je suis désolée, dit-elle au bout d’un moment. Je ne voulais pas vous mettre dans l’embarras avec votre père.

 - C’est rien, répondit-il bougon. Ce n’est pas de ta faute. Mon père et moi, c’est une longue histoire.

 - Vous savez, continua-t-elle en hésitant énormément. Vous êtes vraiment agaçant des fois… mais… heu… au final…enfin… des fois… il m’arrive… de vous apprécier.

Djeid s’arrêta brusquement de marcher.

 - Oh ! Merveilleux, s’exclama-t-il avec un grand sourire. Une déclaration d’amour !

 - Mais non ! protesta-t-elle. Je n’ai pas dit ça ! Je…

 - Je sais, je sais ! Depuis le début tu es folle de moi !

 - Mais non ! Vous dites n’importe quoi ! Je…

 - Tu peux tout me dire, tu sais, continua-t-il en faisant mine de la prendre dans ses bras.

 - Mais arrêtez ! Je n’ai pas dit que…

 - Inutile de cacher tes sentiments. Je le savais de toute façon.

Il pencha sa tête pour l’embrasser, mais elle se dégagea avec force.

 - Ça suffit, cria-t-elle.