les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl, page 14

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl, page 14 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl - Page 14 sur 21

Son cœur battait à tout rompre et elle se sentait vraiment furieuse.

 - Vous n’avez aucun savoir-vivre ! hurla-t-elle tout à fait hors d’elle.

 - C’est vrai ! admit Djeid.

 - Vous ne respectez rien, ni personne.

 - C’est pas vrai.

 - Vous passez votre temps à vous moquer de tout et de tout le monde, continua-t-elle trop contente d’avoir l’occasion de se défouler sur lui.

 - Partiellement vrai, répondit-il en hochant légèrement la tête.

Il lui décocha un sourire charmeur et plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme.

 - C’est vrai que j’adore te taquiner, dit-il d’une voix suave tout en s’approchant d’elle avec des airs de serpent en train d’hypnotiser sa proie. Mais c’est parce que je t’aime bien… et là, je suis vraiment très sérieux.

La jeune femme recula instinctivement d’un pas. Elle était incapable de trouver quelque chose à répondre à ça.

 - Que faites-vous dans ce couloir ? s’exclama une voix forte derrière eux.

Un jeune homme marchait vers eux d’un pas rapide. Il avait des vêtements aux couleurs vives et ses cheveux bruns étaient horriblement mal coiffés, à croire qu’il n’avait jamais vu un peigne de sa vie. Son visage donnait l’impression qu’il n’était pas plus âgé que Nadioska.

 - Je t’ai dit qu’il fallait qu’elle reste allongée, dit-il sèchement à l’adresse de Djeid.

 - Elle voulait manger quelque chose, alors…

 - Alors, elle aurait dû manger dans sa chambre !

 - Tu as dit qu’elle pouvait marcher un peu, reprit Djeid en essayant de se justifier.

 - Oui, dit l’homme en haussant le ton. Un peu. Connais-tu le sens de ces mots, Djeid ?

 - D’accord, d’accord, engueule-moi si ça te fait plaisir !

 - Venez Nadioska, je vais vous examiner, dit l’homme aux cheveux en bataille en la conduisant vers sa chambre.

 - Heu… c’est vous le médecin ? demanda-t-elle peu rassurée.

 - Oui, pourquoi ? Il y a un problème ?

 - Heu… disons que dans la Confédération, les médecins sont un peu plus… heu… un peu plus âgés, balbutia-t-elle.