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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl, page 15

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl - Page 15 sur 21

 - Vous ignorez mon âge et vous vous basez sur mon apparence physique, reprit l’homme en haussant les épaules. C’est une erreur habituelle chez les gens de votre Confédération. Accordez moins d’importance à l’apparence et occupez-vous plutôt de ce que les gens sont capables de faire.

Après quelques secondes de réflexions, il eut un petit rire et enchaîna.

 - Un peu plus et je croyais que vous alliez me parler de mes cheveux.

 - Eh, bien, je dois dire que je n’ai pas l’habitude de voir des médecins avec… une telle coiffure, répondit-elle en cherchant ses mots. C’est étonnant.

 - Et vous pensez que parce que je suis coiffé comme ça je ne suis pas un bon médecin ?

 - Heu… disons que…

 - Vous avez des à priori, affirma-t-il. Sur cette planète, nous n’en avons pas. L’apparence ne fait pas la valeur de la personne. Regardez Djeid. Pensez-vous qu’il ne vaut rien parce qu’il a les cheveux longs ?

 - Non, mais…

 - Remarquez que Djeid est un mauvais exemple, dit-il sur un ton narquois. J’aurais dû en prendre un autre.

 - Merci ! s’exclama l’intéressé. Ça fait toujours plaisir ! Je te revaudrais ça Nathac !

Le dénommé Nathac poussa Nadioska dans la chambre.

 - Djeid, je n’ai pas besoin de toi pour l’examiner. Repasse plus tard, dit-il en refermant la porte au nez de Djeid.

Il indiqua le lit à Nadioska.

 - Allongez-vous… et détendez-vous, je suis vraiment médecin, dit-il d’une voix plus amicale.

Elle s’exécuta, finalement plutôt heureuse de retrouver une position allongée. Nathac s’assit sur le lit à côté d’elle. Il posa ses deux mains le front de la jeune femme et sembla se concentrer. Au bout de quelques secondes, il enleva ses mains et fit une grimace.

 - Il faut que vous restiez allongée, dit-il. Vous n’auriez pas dû rester debout si longtemps. Vous avez des vertiges n'est-ce pas ?

 - Oui, un peu, avoua-t-elle.

 - Évitez de vous lever pour le reste de la soirée. Les soins que je viens de vous apporter vont prendre véritablement effet durant la nuit. Demain matin, vous devriez être totalement guérie.

 - Quels soins ? demanda-t-elle. Je n’ai pas de… heu… médicaments ?