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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 5 : Bienvenue sur Syl (page 16)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 5 : Bienvenue sur Syl - Page 16 sur 21

 - Des médicaments ? s’offusqua Nathac. Quelle horreur ! Nous n’avons pas ce genre de chose ici. Votre médecine est primitive et cause des dommages parfois plus importants qu’elle ne soigne. Ici, nos méthodes sont différentes. Plus naturelles et bien plus efficaces.

Devant son attitude, Nadioska préféra ne rien dire. Elle le trouvait vraiment très bizarre et se demandait si tous les médecins étaient comme ça sur Syl. Nathac se leva et se dirigea vers la porte, mais sans l’ouvrir. Il hésita un peu, puis se tourna vers la jeune femme.

 - Puis-je vous donner un conseil ? demanda-t-il.

 - Bien sûr, répondit-elle en s’asseyant sur le lit.

 - Ne ménagez pas Djeid. C’est un garnement qui se croit tout permis. Mettez-le au pas. Ça lui fera du bien.

 - Pourquoi me dites-vous ça ?

 - Parce que ça fait longtemps qu’il a cessé de s’intéresser à ce que nous pensons de lui, répondit-il. Mais vous, il vous aime bien. Il vous écoutera.

 - Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? questionna-t-elle avide d’en savoir plus.

 - Lorsque nous nous connectons au Nahal, expliqua Nathac, une bonne partie de notre personnalité et de nos sentiments sont accessibles à tous. Il est impossible de mentir ou de dissimuler. Autrement dit, tous les sylians savent que Djeid a un faible pour vous. Et nous espérons tous que cela lui fera du bien. Vous ne le connaissez pas comme nous le connaissons. Djeid est une sorte de… rebelle. Il a horreur qu’on lui impose quoi que ce soit. Son caractère de cochon lui a souvent joué de très mauvais tours… et à nous également. Avec un peu de chance, vous devriez avoir un ascendant positif sur lui. Enfin, c’est en tout cas, ce que nous espérons tous !

Sur ces paroles, il ouvrit la porte et disparut dans le couloir. Quelques secondes plus tard, Djeid entra.

 - Alors ? demanda-t-il.

 - Il m’a dit de rester allongée et que demain matin, je serai en pleine forme.

 - Parfait ! dit-il un sourire sur les lèvres. Demain, je t’emmène faire un tour dehors. J’ai plein de choses à te montrer.

 - Il m’a également dit que vous étiez un garnement.

Le visage du jeune homme se rembrunit.

 - J’ai des idées sur certaines choses et elles ne conviennent pas à la plupart de mes compatriotes, dit-il en s’asseyant à côté d’elle.

 - Je trouve qu’ils ont en partie raison, dit-elle d’une voix douce.