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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl, page 4

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 5 :Bienvenue sur Syl - Page 4 sur 21

 - J’ai faim, avoua Nadioska. J’aimerais bien manger un peu.

 - Parfait, dit-il joyeusement. Je t’apporte des vêtements et nous allons manger quelque chose.

Il passa dans une pièce à côté et apporta une robe blanche. En prenant la robe dans ses bras, Nadioska constata à quel point elle était douce et légère.

 - Quel est ce tissu ? demanda-t-elle en examinant la robe.

 - C’est un tissu que nous fabriquons sur Syl. Nous maintenons une température à peu près constante sur notre planète. Donc, nous n’avons pas besoin de vêtements chauds.

 - Quoi ? s’exclama la jeune femme. Vous pouvez contrôler votre climat ?

 - Oui, répondit Djeid avec un sourire radieux. Nous pouvons faire ça et plein d’autres choses encore. Mais chaque chose en son temps. D’abord, tu t’habilles et nous allons manger. Je répondrai ensuite à tes questions.

Djeid resta planté devant elle, attendant visiblement qu’elle mette la robe.

 - Heu, vous pourriez vous tourner s’il vous plaît ? demanda-t-elle en appuyant sa demande d’un geste de la main.

 - Ah ! Oui, c’est vrai, dit le jeune homme en riant. Vous, gens de la Confédération, vous êtes pudiques. Je vais te chercher des chaussures.

Il passa de nouveau dans la pièce attenante pour laisser la jeune femme s’habiller tranquillement. Quand il revint, il lui présenta des sandales légères qu’elle mit aux pieds. Djeid fit une petite courbette devant elle et lui présenta son bras.

 - Mademoiselle, dit-il d’un ton joyeux ponctué de son habituel clin d’œil malicieux, si vous voulez bien prendre mon bras, je vais vous faire visiter les lieux.

Cette fois, Nadioska ne releva pas. Elle n’avait pas du tout envie de se chamailler avec lui. Au fond d’elle, elle se sentait bien contente d’avoir retrouvé Djeid et d’être partie de cette affreuse base pirate. Elle préféra donc se taire et s’accrocha à son bras. De toute façon, ça tombait bien, elle avait encore la tête qui tournait et elle préférait tenir quelque chose pour marcher.

Il ouvrit la porte et ils passèrent dans un long couloir, dont le plafond était si haut que la jeune femme fut prise d’un léger malaise en levant la tête. Elle s’accrocha instinctivement au bras de Djeid.

 - Tu es sûre que ça va ? demanda-t-il avec une pointe d’inquiétude non feinte dans la voix. On revient tout de suite dans la chambre si tu te sens mal.