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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 5 : Bienvenue sur Syl (page 6)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 5 : Bienvenue sur Syl - Page 6 sur 21

 - En fait, hésita Djeid, si nos ancêtres ont été capables de faire le trajet une fois… alors peut-être l’ont-ils fait plus d’une fois ?

 - Vous n’en savez rien ? s’étonna-t-elle.

 - Sais-tu ce comment vivaient tes ancêtres il y a 100.000 ans ?

 - Non.

 - Eh bien, nous non plus. Tu as lu le livre « les fantômes de la constellation du Lys ». C’est un sylian qui l’a écrit. C’est en partie notre histoire, mais romancée. Lys étant l’inverse de Syl, qui est le nom de la galaxie d’où nous venons. Et c’est également pourquoi nous avons baptisé cette planète ainsi.

Soudainement, Nadioska se rappela le rêve qu’elle avait fait plusieurs jours plus tôt. Dans ce rêve, Liije lui annonçait qu’il avait écrit « les fantômes de la constellation du Lys », et lui et Djeid insistaient bizarrement pour lui dire qu’elle avait suffisamment d’indices pour comprendre. Était-ce une sorte de rêve prémonitoire, ou bien alors, une partie de son inconscient avait-il compris quelque chose qu’il avait essayé de communiquer à sa partie consciente ?

Ils étaient arrivés dans un grand hall, où là aussi le marbre crème dominait. En plein centre du hall et peints directement sur le sol, quelques cercles concentriques noirs ressemblaient à des vagues formées par un caillou jeté dans un lac. Au milieu, le plus petit des cercles devait avoir seulement quelques centimètres de diamètre. Quant au plus grand, il pouvait largement contenir un homme allongé. Nadioska regarda ces cercles noirs avec étonnement, mais après réflexion, elle pensa qu’il devait s’agir d’une simple et étrange décoration.

Autour de cette série de cercles bizarres, plusieurs statues d’un blanc éclatant, tournées vers le reste du hall, se tenaient dans différentes positions évoquant vaguement les gestes d’une danse.

Tout au fond du hall, une immense double porte faite de bois blanc et de verre laissait passer la douce lumière d’une fin de journée.

 - C’est la porte d’entrée, indiqua Djeid. Si demain, tu vas mieux, nous irons faire un tour dehors.

D’autres couloirs partaient du hall, ainsi qu’une bonne dizaine de portes. Djeid les conduisit vers l’une d’entre elles. Il l’ouvrit et tous deux entrèrent dans une grande salle à manger, de la même couleur que le reste du bâtiment.

Au milieu de la pièce, une grande table de verre teinté aux bords arrondis prenait une partie non négligeable de l’espace disponible. Plusieurs personnes discutaient calmement à voix basse, debout près d’une autre porte. L’un d’entre eux se retourna vers les nouveaux venus.