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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 6 : Confrontation (page 10)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 6 : Confrontation - Page 10 sur 22

Les fantômes, qui récupéraient de temps à autre quelques vaisseaux confédérés, les amenaient dans cet endroit. Ils stationnaient là, attendant d’être décortiqués par les chercheurs qui les remontaient ensuite après y avoir ajouté quelques idées de leur cru.

La base en elle-même était d’une sobriété étonnante, compte tenu de l’obsession avec laquelle les sylians aimaient décorer ce qui les entourait. Toutefois, considérant cet endroit comme un simple outil de travail provisoire, pour une fois ils ne s’étaient pas donné la peine de l’embellir et les murs avaient été laissés nus, bien que le gris finissait à la longue par déprimer les plus enthousiastes.

Depuis que l’ordre d’évacuation avait été donné, une multitude de sylians s’affairaient en tout sens, prenant du matériel, puis disparaissant sous les yeux ébahis de Nadioska qui en percuta plusieurs d’entre eux à force de marcher en regardant derrière elle.

 - Mais que se passe-t-il exactement ? demanda-t-elle.

 - Nous évacuons tout le matériel de la base. Nous allons tout détruire pour éviter que l’Ordre apprenne quoi que ce soit sur nous.

Tout en continuant à suivre Djeid, elle observa les différents objets que les sylians tenaient dans leurs bras. Certains portaient des pierres de différentes couleurs, aux formes polies et arrondies, comme de gros galets, d’autres portaient de petites boîtes remplies de ce qui semblait être des pierres précieuses aux couleurs chatoyantes.

 - Mais quel genre de matériel avez-vous ici ? demanda-t-elle intriguée. Ce n’est pas une base, c’est une mine ! Vous ne transportez que des cailloux et des pierres précieuses !

 - Ce ne sont pas que des cailloux, répondit Djeid avec un léger sourire. Ceux qui ressemblent à des galets sont l’équivalent de vos livres, et ceux qui ressemblent à des pierres précieuses sont… hum… un peu plus compliqués. Disons qu’ils sont actifs.

 - Comment ça actifs ?

 - Ils peuvent faire des choses.

 - Quels genres de choses ? insista-t-elle.

 - Je n’ai pas le temps de t’expliquer maintenant, dit-il sur un ton sans appel ce qui, sur le coup, vexa Nadioska.

Ils étaient arrivés dans une grande salle tout aussi grise et circulaire que les autres, mais deux fois plus grande. Djeid s’approcha de deux sylians qui semblaient attendre patiemment, sans se préoccuper de l’agitation qui les entourait. Ils formaient un couple étrange, mais Nadioska eut tout de suite l’impression de les connaître.