les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 6 : Confrontation, page 12

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 6 : Confrontation - Page 12 sur 22

Djeid prit la tête du petit groupe et dans un étrange silence, ils empruntèrent plusieurs couloirs pour bientôt arriver devant le Vinestan. Le cargo se trouvait stationné dans la plus grande salle de la base, avec des murs tout aussi gris et circulaires qu’ailleurs. L’endroit était complètement fermé et tout en se dirigeant vers son cargo, Nadioska se mit à regarder tout autour d’elle à la recherche d’un sas quelconque.

 - Comment vais-je sortir d’ici ? demanda-t-elle. Il n’y a aucune ouverture !

 - On ouvrira dès que tu seras prête à décoller, dit Djeid. Pas avant.

 - Très bien ! dit-elle résignée, tout en posant sa main sur le système d’ouverture de son cargo.

Elle entra en premier, suivie d’Ilane.

 - Attendez ! dit soudain Djeid.

Les yeux dans le vide, il était toujours connecté au Nahal et recevait en direct les dernières nouvelles. Une navette de l’Ordre se maintenait en vol stationnaire au-dessus d’une des entrées de la base. Comment avaient-ils fait pour la repérer ? Les entrées étaient aussi bien cachées que leur planète mère. Djeid sentit une nouvelle vague de peur se former au sein du Nahal. Si l’Ordre possédait les moyens de repérer l’entrée, il pourrait découvrir Syl.

Cette fois, il se sentit dépassé par les événements. Il ferma les yeux et tenta de reprendre le contrôle de ses émotions ; il ne devait pas flancher. Il perçut la présence amicale d’Iridryss à côté de lui, qui lui envoyait un soutien moral à travers le Nahal, et il se retourna. Il savait qu’il pouvait compter sur elle. Ça avait toujours été le cas.

Depuis quatre années consécutives maintenant, elle était championne de Tamoc, une discipline que les sylians considéraient comme une sorte de sport, mais qui était en réalité bien plus que cela. Beaucoup sur Syl la respectaient pour sa force autant physique que morale et pour sa droiture d’esprit.

Depuis longtemps, elle était amie avec Djeid, ce que peu de personnes comprenaient d’ailleurs. Comment une femme aussi bien, pouvait-elle se lier d’amitié avec ce garnement irresponsable qu’était le fils du Conseiller ? Mais pourtant, ils se comprenaient tous les deux. Ils avaient une confiance aveugle l’un envers l’autre.

 - Nous devons les retarder, dit Djeid.