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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 6 : Confrontation, page 14

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 6 : Confrontation - Page 14 sur 22

Les autres gardes surpris levèrent leurs armes par réflexe, mais hésitèrent à tirer. Le couloir était étroit, s’ils tiraient, ils se blesseraient mutuellement. Djeid profita de ce flottement pour prendre l’arme à terre et tira sur l’un des gardes en se contentant de viser la main armée. Même s’il avait des idées différentes des autres sylians, tuer un être vivant le répugnait.

Le rayon d’énergie frappa le garde et lui brûla la main. Il se mit à hurler et tomba à genoux. Un de ses compagnons visa Djeid, mais ce dernier, beaucoup plus rapide, reflua brusquement dans le couloir où il était caché quelques secondes plus tôt. Le rayon d’énergie frappa le mur et y créa un petit cratère noirâtre.

Iridryss frappa l’homme qui venait de tirer. Il reçut le coup de pied de la jeune femme en plein visage et émit un petit cri de surprise avant de s’écrouler, inconscient. Djeid revint à la charge tandis que Iridryss s’attaquait à la rangée de gardes suivante.

Le lieutenant avait partiellement repris ses esprits. Toujours allongé sur le dos, il récupéra son arme et visa Djeid. Ce dernier leva la main gauche, la paume grande ouverte tournée vers l’homme à terre. Il créa mentalement un champ de force que les sylians avaient l’habitude d’utiliser pour se protéger.

Le lieutenant tira. Le rayon percuta le champ et rebondit en reprenant la direction d’où il venait, tandis que Djeid se retrouva projeté en arrière sous le choc. Le rayon perfora la gorge du lieutenant, laissant un trou noir de chair calcinée. L’homme émit d’immondes gargouillis avant de se raidir une dernière fois. Sa main lâcha l’arme et tout son corps devint flasque.

Iridryss, voyant que Djeid était à terre, reflua vers le couloir avec lui, tandis que plusieurs gardes tiraient quelques rafales d’énergie. L’un des hommes de l’Ordre prit le corps du lieutenant mort et le traîna jusqu’à l’entrée. Pendant ce temps, les autres avançaient en tirant vers Iridryss et Djeid, qui décidèrent de refluer peu à peu vers le hangar où était le Vinestan.

Après avoir parcouru plusieurs couloirs, Djeid s’arrêta et visualisa mentalement ce qu’il se passait derrière lui. Les gardes avançaient, mais cette fois avec prudence. Il serait difficile de leur tendre un second piège. Iridryss fit un signe de la main en indiquant le plafond.

 - D’autres navettes atterrissent, murmura-t-elle.

Djeid reporta ses pensées vers la surface lunaire et sentit la présence de plusieurs navettes.