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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 6 : Confrontation (page 16)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 6 : Confrontation - Page 16 sur 22

Djeid déglutit difficilement, mais se força à ne pas changer d’avis.

 - Parmi notre peuple, s’il y en a un qui peut faire quelque chose d’inacceptable, il me semble que c’est moi, affirma-t-il sur un ton où perçait une colère sourde. Je vais détruire la base… et tous les agents de l’Ordre qui s’y trouvent !

Iridryss continuait à le regarder avec effarement, mais elle ne répondit rien. Il fallait bien que quelqu’un prenne une décision radicale, car la situation était loin d’être glorieuse. Elle regrettait juste que ce soit Djeid qui soit obligé de prendre cette décision.

Il demanda à Iridryss d’aller sur le Vinestan. Elle hésita, mais sentant sa détermination, elle accepta et disparut, tandis que lui-même se téléportait dans la salle de contrôle.

Cette pièce était tout aussi circulaire et grise que les autres, mais plus confinée. Contre les murs se trouvaient ce qui semblait être de nombreux placards en métal argenté aux extrémités douces et arrondies. Ils montaient jusqu’au plafond, tandis qu’au centre, à un peu plus d’un mètre au-dessus du sol, se dressaient des plans de travail, sur lesquels étaient dessinées de nombreuses formes géométriques colorées.

Parfois, les sylians utilisaient des machines, bien qu’elles soient plutôt rares et possèdaient des fonctions limitées. Sur chacune de leurs bases, ils avaient prévu un système d’autodestruction pour éviter que leurs savoirs et leurs technologies ne tombent entre de mauvaises mains. Toutefois jusqu’à maintenant, ils n’avaient jamais eu à les utiliser.

Après avoir jeté un coup d’œil circulaire, Djeid se dirigea d’un pas décidé vers l’un des symboles d’un plan de travail sur sa gauche. Il s’agissait d’un carré noir suffisamment grand pour contenir la totalité d’une main posée : le système d’autodestruction de la base. Djeid hésita, prit une grande inspiration, puis se reconnecta au Nahal pour avertir ses concitoyens de la situation.

« Djeid ! » hurla Dvalime à travers le Nahal. « Ne fais pas ça ! »

« Père, l’Ordre Nouveau s’est infiltré, nous devons détruire notre base ! »

« Nous devions la détruire avant que l’Ordre n’y pénètre ! Tu vas tuer des dizaines, voir des centaines d’hommes en activant l’autodestruction ! »

« Je sais », répondit Djeid en baissant légèrement le ton.

Il ne put réprimer la montée d’un profond sentiment de culpabilité qui se diffusa contre son gré dans tout le Nahal. Un poids lourd avait fait son apparition dans son estomac et il sentait ses mains trembler.