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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 6 : Confrontation (page 17)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 6 : Confrontation - Page 17 sur 22

« Ne fais pas ça, Djeid ! » insista Dvalime sur un ton maintenant plus conciliant.

« Je le dois » répondit-il les yeux fixés sur le carré noir. « Ils sont trop dangereux, nous devons nous protéger coûte que coûte. »

« Non Djeid. La fin ne justifie pas toujours les moyens. Nous avons des principes, respecte-les ! »

Djeid se mordit les lèvres et ferma les yeux. Quand il les rouvrit, il posa sa main sur le carré noir et accéda mentalement au système de sécurité qui empêchait tout déclenchement accidentel. Grâce au Nahal, il s’assura que tous les sylians aient quitté la base, puis Ilane le prévint que le Vinestan était prêt à décoller et qu’Iridryss se trouvait avec eux.

Les troupes de l’Ordre avaient investi une grande partie de la base, mais Djeid attendit encore pendant plusieurs secondes. Il savait que déclencher l’autodestruction allait tuer les soldats de l’Ordre, alors que les sylians désapprouvaient le meurtre. Tuer intentionnellement un autre être vivant était considéré comme la pire des choses. Certains poussaient même le raisonnement jusqu’à être végétarien pour se pas porter la responsabilité de la mort d’un autre être vivant.

Il hésita. Dans son esprit, il pouvait percevoir les gardes qui arrivaient, Ilane et Iridryss qui attendaient son feu vert pour ouvrir le sas de la base et faire décoller le Vinestan, et les millions de sylians qui désapprouvaient ses dernières décisions en oscillant entre colère et sentiment d’horreur. Cette fois-ci, il allait sûrement devoir rendre des comptes à ses concitoyens. Il allait également devoir faire face à son propre sentiment de culpabilité.

Il entendit une porte coulisser derrière lui, il ne fallait plus hésiter. Il ordonna à Ilane d’ouvrir le sas et déclencha mentalement le compte à rebours de l’autodestruction. Ils avaient dix secondes pour quitter la petite lune. Il se téléporta au moment où l’un des gardes franchissait la porte en lui tirant dessus. Mais Djeid était déjà sur le Vinestan quand le rayon d’énergie percuta l’une des armoires argentées, sous les yeux ahuris du garde, qui ne comprit jamais comment cet homme avait fait pour disparaître en une fraction de seconde.

Nadioska, qui dès qu’elle vit l’énorme sas de la salle s’ouvrir, lança les moteurs de son cargo et fit le décollage le plus rapide de sa courte carrière. En jaillissant du sas, elle évita de justesse une navette de l’Ordre, qui sous la surprise, fit une fausse manœuvre et s’écrasa sur le sol de la petite lune.