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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 6 : Confrontation, page 6

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 6 : Confrontation - Page 6 sur 22

Il haussa machinalement les épaules et demanda, avec une pointe d’arrogance, ce que ses concitoyens, dans leur grande sagesse, avaient à proposer en retour. En réponse, il ne reçut que des pensées floues et indécises ; personne n’avait d’idées claires sur l’attitude à adopter. Djeid pouvait sentir la présence de son père dans le Nahal. Ce dernier avait, bien entendu, désapprouvé la proposition de son fils, mais il n’offrait pas plus de solutions que le reste des sylians.

Djeid supplia la communauté de prendre une décision rapide. Alors, une pensée unique émergea au sein du Nahal. C’était à la fois étrange et merveilleux, comme si, pendant un instant, des milliers de pensées se fondaient en une seule, comme si les cerveaux des sylians connectés fonctionnaient tous au diapason, sans aucune fausse note. À chaque fois que cela arrivait, Djeid se représentait visuellement le phénomène, comme un soleil qui naissait au sein d’une nébuleuse. Malgré l’habitude qu’il en avait, cela le fascinait toujours autant.

« Nous devons détruire la base et le cargo » dit la pensée unique.

« Attendez ! » intervint Djeid. « Laissez-moi du temps. Nous ne pouvons pas détruire notre base comme ça. Nous avons mis des années à la construire. Nous devons au moins tenter d’évacuer notre matériel. Laissez-moi du temps, et que ceux qui veulent m’aider, viennent avec moi ! »

Il ne se passa rien pendant plusieurs secondes. Au sein du Nahal, le soleil avait fondu et il ne restait maintenant plus qu’une multitude de pensées individuelles qui discutaient entre elles dans une sorte de bouillonnement étrange. Puis, la pensée unique refit surface.

« Juste une heure. » murmura-t-elle à l’oreille de Djeid. « Mais si jamais l’Ordre atteint notre base, nous devrons la détruire malgré tout. Nous ne pouvons pas laisser nos connaissances tomber aux mains de l’Ordre. Juste une heure Djeid ! »

« D’accord ! » répondit-il.

Il se déconnecta du Nahal.

 - Suis-moi ! dit-il à haute voix à l’attention de Nadioska.

Il prit la direction du couloir d’un pas décidé, suivi de près par la jeune femme.

 - Alors ? Je peux récupérer mon cargo ? demanda-t-elle toujours aussi inquiète.

 - En fait, nous n’avons pas l’autorisation de faire décoller ton cargo.

 - Mais, je…