les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 7 : De l’autre côté, page 17

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 7 : De l’autre côté, page 17 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 7 : De l’autre côté - Page 17 sur 21

Les sylians avaient poussé le vice jusqu’à recréer des détails sur le cargo jumeau, que peu de gens pouvaient noter. Nadioska, qui connaissait son cargo par cœur, remarqua plusieurs marques en dessous du cockpit du jumeau. Il y avait les mêmes sur le sien. Elle se souvenait les avoir faites au début de sa carrière de marchande, lorsqu’elle avait voulu, par orgueil, atterrir manuellement dans un emplacement d’astroport un peu trop étroit. Elle avait mal évalué la distance et avait quelque peu éraflé la coque. Suite à cet incident, elle avait quelque peu ravalé sa fierté et avait décidé d’être un peu plus prudente à l’avenir.

 - Vous êtes très observateurs, dit-elle à l’intention de ses amis sylians.

 - Pour voir, il suffit de regarder, répondit Djeid. Les Confédérés ne regardent pas autour d’eux. Ils ne voient plus rien. Ils ne s’intéressent qu’à l’argent et au pouvoir, ces choses qui font ressortir chez eux, tout le mauvais côté de la nature humaine. C’est bien dommage, car il suffit de regarder pour voir toute la magie qui réside dans ce qui nous entoure. Ne trouves-tu pas merveilleux d’entendre le chant d’un oiseau ? De sentir le vent te caresser le visage ? Ne trouves-tu pas magique ce ciel noir éclairé par une multitude d’étoiles ?

Nadioska se tourna vers lui et sourit. Bien sûr qu’elle était d’accord. Ces mots, elle aurait pu les prononcer elle-même.

Elle termina les manœuvres d’approche avec délicatesse et vit l’autre cargo déployer un tunnel étanche qui se colla contre le sas de sortie de secours du Vinestan.

On utilisait ces tunnels à la fois très légers et résistants en cas de panne ou de problème, afin de pouvoir transborder des passagers d’un vaisseau à un autre sans qu’ils aient besoin d’utiliser de combinaison spatiale. Le sas se verrouilla entre les deux cargos et tout le monde se dirigea vers le sas de sortie de secours.

 - Le tunnel est sécurisé, annonça Vine. Souhaitez-vous que j’ouvre le sas ?

 - Oui, répondit Djeid.

Alors que le sas s’ouvrait sur le tunnel qui possédait, à l’intérieur, une étrange couleur orange fluorescente, Djeid se tourna vers Nadioska une dernière fois.

 - Donc, tu as bien compris, dit-il. Ilane nous servira à communiquer. Nous vous tiendrons au courant des évènements et en cas de soucis… eh bien, tu seras notre ange gardien.

 - Je n’aime pas tellement ça, bougonna-t-elle.