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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 7 : De l’autre côté, page 2

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 7 : De l’autre côté - Page 2 sur 21

Nétona avait des pouvoirs ; du moins, c’est ce que tout le monde pensait au sein de l’Ordre. Valnier, qui le connaissait depuis plusieurs années, avait déjà eu l’occasion de constater que son lieutenant possédait des capacités inhabituelles. C’était un fait. Bien sûr, Valnier ne savait pas d’où elles provenaient, ni quelles étaient leurs limites, mais il avait déjà vu des choses inexplicables se produire.

Nétona n’en parlait jamais, ni à ses hommes, ni à personne. C’était un sujet tabou que tout le monde dans son entourage avait appris à taire, à moins d’avoir envie de se mettre le lieutenant à dos ; mais personne n’avait véritablement envie de se mettre Nétona à dos, à moins de vouloir rencontrer quelques ennuis.

Arrivé au-dessus de la petite lune, il avait demandé au pilote de faire quelques cercles autour des coordonnées où le cargo devait en théorie se situer. Après quelques passages à vingt mètres au-dessus du sol, le pilote avait du avouer qu’il n’avait repéré aucune entrée. Pourtant, Nétona avait insisté en lui demandant de se diriger vers un point un peu plus au nord. Il n’avait donné aucune explication, mais de toute façon, il n’en donnait jamais.

Il avait guidé le pilote, puis lui avait demandé de se maintenir en vol au-dessus d’un point précis, affirmant qu’une entrée vers un complexe souterrain se trouvait là. Depuis la navette, rien n’était visible et pendant un temps, Valnier pensa que cette fois-ci, son lieutenant s’était trompé. Toutefois, Netona ordonna au pilote de se poser. Et alors qu’ils ne se trouvaient plus qu’à deux mètres du sol, soudain quelque chose apparut comme par miracle : un sas d’entrée. Comment était-ce possible ? Valnier n’en savait rien.

Ils s’étaient posés et avaient établi un sas de connexion entre la navette et l’entrée. Après s’être assurés que de l’autre côté, l’air et la pression étaient compatibles avec celle de leur navette, ils avaient ouvert la trappe et avaient pénétré dans le complexe. Ils avaient commencé à longer un couloir, le lieutenant Nétona en tête ; c’était contraire aux règles de sécurité habituelles, mais le lieutenant s’en moquait. Il passait en tête, un point c’est tout.

Au bout du couloir, ils avaient brusquement été attaqués par un homme et une femme sans arme. Les deux attaquants étaient jeunes et particulièrement vifs. L’homme avait de longs cheveux noirs qui lui descendaient jusqu’à la taille et il se déplaçait avec une étrange grâce féline. La femme, elle aussi, était particulièrement gracieuse dans ses mouvements, mais il y avait quelque chose en plus chez elle, une sorte de force intérieure qui se reflétait sur son visage.