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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 7 : De l’autre côté, page 3

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 7 : De l’autre côté - Page 3 sur 21

L’homme avait directement attaqué le lieutenant Nétona qui, sous le choc, était tombé au sol en perdant son arme. Valnier avait réagi aussitôt en tentant de riposter, mais il était en troisième position et, devant lui, il y avait ses camarades et aucun angle de tir. D’un coup de pied, la femme avait désarmé l’un d’entre eux. L’arme avait fait un arc de cercle en l’air avant d’atterrir à côté de l’homme aux longs cheveux.

Ces gens étaient forts. Ils osaient attaquer sans arme le lieutenant Nétona accompagné de sa garde personnelle. L’homme s’était ensuite jeté sur l’arme à terre avec une telle vivacité que cela semblait presque surnaturel. Il avait tiré sur Kotusse qui avait reçu le tir sur sa main armée ; il était tombé à genoux sous l’effet de la douleur, hors de combat.

Valnier, profitant du fait qu’il n’y avait plus personne debout devant lui, avait tiré sur l’homme, mais ce dernier s’était replié si rapidement dans un couloir adjacent que le rayon n’avait réussi qu’à uniquement frapper le mur.

La femme l’avait alors attaqué. Il avait reçu son coup de pied en plein visage et s’était écroulé au sol, la vision troublée et incapable de trouver la force de se relever. Comme au travers d’un brouillard, il avait vu l’homme aux cheveux longs revenir à la charge. Nétona, toujours allongé, avait repris son arme et se préparait à tirer sur l’agresseur.

Valnier n’arrivait toujours pas à comprendre ce qui s’était passé ensuite. L’homme aux cheveux longs avait levé une main, la paume ouverte tournée vers le lieutenant. L’air devant lui était devenu différent, comme si un écran invisible s’était brusquement formé. Le tir de Nétona était parti. Il avait rebondi sur l’écran d’air et avait atteint Nétona à la gorge. L’homme avait été projeté en arrière et tandis que le lieutenant était en train de mourir, les deux agresseurs avaient reflué dans le couloir.

Valnier avait partiellement repris ses esprits. Pendant que ses compagnons valides envoyaient quelques rafales d’énergie vers le couloir adjacent, il avait traîné le corps du lieutenant vers la sortie. Les autres gardes blessés ou étourdis avaient suivi tandis que les valides poursuivaient l’homme et la femme à travers les couloirs du complexe.

Valnier était revenu sur la navette et avait ordonné au pilote de rejoindre le destroyer. Il renverrait la navette plus tard vers la surface pour récupérer ses autres compagnons. Alors qu’ils étaient en pleine ascension, ils virent un passage s’ouvrir brusquement dans le sol de la lune.