les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 7 : De l’autre côté, page 9

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 7 : De l’autre côté, page 9 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 7 : De l’autre côté - Page 9 sur 21

Nous pensons qu’ils n’ont plus confiance en l’APC qui t’a laissé échappé à plusieurs reprises. Ils ont donc décidé de s’occuper de l’affaire eux-mêmes. Mais d’après nos maigres informations, ils n’ont pour le moment que ce destroyer à disposition. Évidemment, nous ne sommes sûrs de rien.

 - Ce n’est pas très rassurant, murmura-t-elle.

 - Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer, répondit Djeid en se retournant légèrement pour lui décocher un clin d’œil. En plus, on compte sur toi pour réitérer ton exploit.

Nadioska regarda Djeid en fronçant les sourcils. Elle avait peur de comprendre ce qu’il avait voulu dire.

 - Comment ça ? demanda-t-elle à tout hasard.

 - En fait, reprit-il avec hésitation. Même si on trouve le mouchard et qu’on arrive à le désactiver… eh bien… on le laissera actif.

 - Quoi ? s’exclama-t-elle horrifiée.

 - On va l’utiliser contre eux.


* * *


Comme à son habitude, Djalhy prit son déjeuner au mess des officiers. Quelques jours auparavant, il se contentait de la cantine des soldats, mais en montant en grade, les portes du mess s’étaient ouvertes comme par magie. La nourriture était un peu moins mauvaise qu’à la cantine, mais il fallait encore avoir très faim pour la trouver bonne. Par contre, le confort était au rendez-vous et le mess avait même droit à quelques grands hublots qui donnaient directement sur la planète en contrebas.

Djalhy était assigné à la plateforme 14, une station spatiale en orbite autour de Kerm. Dans ces stations vivaient en permanence les miliciens du Conglomérat qui devaient entièrement se consacrer à leur travail et être disponibles à tout moment pour partir là où on leur demandait d’aller. En contrepartie de ce dévouement, le Conglomérat pourvoyait aux moindres de leurs envies et les payait avec générosité.

Djalhy avait l’habitude de s’asseoir seul à une table non loin d’une des vitres d’où on pouvait voir la planète Kerm remplir presque tout l’horizon. Il préférait rester à l’écart des autres et observer discrètement ce qui se passait autour de lui. De plus, le fait de s’asseoir un peu à l’écart avait l’avantage de rendre plus facile un contact éventuel, car Djalhy n’était pas un simple milicien au sein de Kerm, c’était un fantôme sylian.