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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 8 : Infiltration, page 12

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 8 : Infiltration - Page 12 sur 21

« Au début le discours se tenait, mais maintenant c’est n’importe quoi ! »

C’était Djeid qui venait de s’exprimer à travers le Nahal. Lui et Iridryss se trouvaient toujours sur le destroyer qui effectuait son voyage vers Ennoralck. Tous deux n’avaient rien d’autre à faire que d’ « observer » ce qui se passait du côté de Djalhy.

 - Excusez-moi, dit Thisdia d’une voix à présent hésitante. Personnellement, je n’ai aucune croyance particulière. Je ne pense pas qu’il existe de Dieux ou de Déesses. Je pense que la religion est une façon de se rassurer lorsqu’on est en difficulté d’un point de vue émotionnel. Par conséquent…

 - La Déesse existe ! coupa Elymène, les yeux brillants. Je l’ai vue de mes propres yeux. Elle m’a parlé.

Encore une fois, Djalhy eut l’impression de sentir le vent glacé souffler sur ses épaules, mais cette fois, il était plus fort et plus froid. Il sentit sa tête tourner légèrement, comme s’il était pris d’un léger malaise. Comment cela se pouvait-il ? Il était en parfaite santé comme tous les sylians. Le contrôle moléculaire qu’ils effectuaient sur leurs corps leur évitait toute maladie et un malaise de ce type était normalement impossible. À travers le Nahal, quelques sylians partagèrent l’inquiétude de Djalhy.

« Tu devrais tout de suite vérifier ton système sanguin », suggéra quelqu’un.

« Pour cela, je dois me concentrer » répondit Djalhy. « Il est hors de question que je le fasse maintenant. Quelqu’un pourrait le remarquer. Trop risqué !»

 - Et la Déesse va vous parler, continua Elymène. Elle va apparaître devant vous et décider si oui ou non, vous êtes dignes d’elle.

Les mots de la femme semblaient maintenant lui parvenir à travers un étrange brouillard. Il tourna la tête vers les autres hommes et constata que leurs visages avaient changé d’expression. Leurs yeux semblaient vides et certains avaient la bouche ouverte comme si les muscles de leurs mâchoires étaient devenus incapables de faire correctement leur travail.

Djalhy baissa la tête et observa le verre qu’il avait posé à terre. Il n’avait bu qu’une petite partie de la liqueur. Cette chose devait être responsable de son malaise et il tenta de se concentrer sur le liquide pour en déterminer la composition. Son esprit rentra en contact avec la matière du verre, puis effleura la surface de la liqueur. Il n’arrivait pas à se concentrer, sa tête tournait et les mots qu’il entendait devenaient de plus en plus lointains.