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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 8 : Infiltration, page 17

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 8 : Infiltration - Page 17 sur 21

L’homme qui venait de parler s’approchait d’eux en les regardant avec curiosité. Il était assez petit et d’un âge déjà bien avancé. Il possédait un ventre rebondi et était vêtu de vêtements peu chers et passablement usés.

 - Nous avons une panne, mentit Palave. Nous avons atterri pour effectuer quelques réparations.

 - Ah ! eh bien, faudrait que vous alliez dans un astroport pour ça, non ? demanda l’homme en s’approchant encore.

 - Non, ce n’est pas grand-chose, je peux faire ces réparations moi-même.

 - Ah bien ! Vous êtes plus doué que moi en mécanique ! J’ai jamais pu fixer un boulon correctement de toute ma vie. C’est ce que ma bonne femme n’arrête pas de me reprocher. Jamais foutu de réparer quoi que ce soit ! C’est ce qu’elle dit tout le temps !

Lomélys ne put s’empêcher de sourire. L’homme avait quelque chose de sympathique.

 - Vous habitez ici j’imagine, dit Lomélys.

 - Oui, mon gars ! Je suis né ici et je mourrai ici ! Et j’en suis fier !

 - Peut-être pourriez-vous me dire pourquoi l’APC surveille la planète et le palais comme ça ? Nous voulions survoler l’espace aérien du palais, mais...

 - Oh ! Mais faut pas faire ça mon garçon ! L’APC est capable de vous descendre !

 - C’est ce que nous avons cru comprendre.

« Essaye de faire parler l’homme », dit Palave à travers le Nahal. « Il semble t’avoir à la bonne. »

 - Bien ! Je vais commencer mes réparations, dit-il à haute voix en revenant vers le vaisseau.

 - Vous en avez pour longtemps ? dit l’homme.

 - Au moins pour deux bonnes heures, répondit Palave.

 - Et vous ? demanda-t-il en s’adressant à Lomélys.

 - Je suis comme vous, répondit-il en souriant. Je ne suis pas doué pour la mécanique.

 - Parfait ! Alors, venez boire un coup chez moi, c’est juste à dix minutes d’ici.

 - Eh bien, c’est avec plaisir, je vous suis.

L’homme prit plusieurs petits chemins de terre, suivi par Lomélys

 - Ça fait bien plaisir de voir quelqu’un, dit l’homme. Nous autres, on a rarement droit à de la visite. Faut dire aussi qu’on n’intéresse personne.

 - L’APC n’arrange rien, reprit Lomélys. Il faut montrer patte blanche pour venir ici.