les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 8 : Infiltration, page 18

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 8 : Infiltration, page 18 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 8 : Infiltration - Page 18 sur 21

 - Ah ! L’APC ! Sont censés protéger les gens ! Protègent plutôt les intérêts des Conglomérats.

 - Les Conglomérats ne sont pas sur cette planète.

 - Vous rigolez ! s’esclaffa l’homme. Ils possèdent toute la planète !

 - Quoi ? s’étonna Lomélys.

 - Bien sûr ! Regardez autour de vous. Tous ces champs, ils appartiennent aux Conglomérats. Ah, nous y voilà.

Au bout du chemin, il y avait une vieille bâtisse construite à l’ancienne, avec un toit de tuiles rouge et des murs en pierre.

 - Eh ! La Mory ! On a de la visite ! cria l’homme.

Une femme tout aussi âgée et mal vêtue sortit de la maison.

 - Qu’est-ce que tu fais ici ? répliqua Mory sur un ton de reproche. Tu devais t’occuper des champs.

 - T’inquiète pas pour les champs. Ça pousse tout seul.

La femme rentra dans la maison en marmonnant.

 - Faites pas attention à ma femme, dit l’homme. L’a jamais su ce que c’était d’être aimable !

 - Ce n’est pas grave, répondit Lomélys. C’est plutôt à moi de m’excuser de venir vous déranger.

 - Bah ! Dites pas de bêtises ! Ça fait bien plaisir d’avoir quelqu’un à qui parler !

L’homme entra dans la maison, suivi par Lomélys. Mory était en train de laver la vaisselle à l’eau, comme cela se faisait dans le temps. Elle marmonnait quelques paroles incompréhensibles tout en s’activant devant son évier.

En regardant autour de lui, Lomélys constata que la maison n’avait que très peu de pièces. Il y avait celle dans laquelle il venait de pénétrer et qui était une cuisine ancienne, au sol fait de terre battue, aux éléments de cuisines en bois ancien et en partie vermoulu, tandis que des ustensiles de cuisine en fer rouillé étaient pendus un peu partout. Deux portes ouvertes laissaient entrevoir les seules autres pièces de la maison, une chambre et une salle de bain toutes deux vétustes. Nulle part la technologie de la Confédération n’était visible.

 - Mory, apporte-nous donc deux verres et ma bouteille de Leytac, ordonna l’homme en s’asseyant et en montrant une chaise à son invité.

La femme ronchonna de plus belle et s’essuya les mains sur son tablier. Elle ouvrit un placard d’où elle sortit deux verres et une bouteille poussiéreuse. Elle les posa sur la table devant son mari avec si peu de ménagement que Lomélys eut l’impression que quelque chose allait se casser sous le choc.