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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 8 : Infiltration, page 20

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 8 : Infiltration - Page 20 sur 21

 - Et que faites-vous pousser ?

 - Z’avez vu cette plante ? dit le paysan en montrant à travers la fenêtre les champs qui s’étendaient au dehors.

 - On dirait une sorte de blé, sauf qu’il est un peu plus jaune, répondit Lomélys.

 - C’est pas du blé. Ils appellent ça du Doulkar. Parait qu’ils en font une liqueur avec, mais j’sais plus comment elle s’appelle.

 - Une liqueur ? dit Lomélys pensif. Vous en avez déjà goutté ?

 - Sûr que non ! Ils réservent ça pour leur élite ! Nous, on y a pas droit.

 - Donc, l’APC surveille en permanence des champs de… Doulkar ?

 - C’est ça. Les Conglomérats ont l’exclusivité de ce truc.

 - Savez-vous quels Conglomérats ont racheté la planète ?

 - Kerm et Sebfo principalement, mais il y en a d’autres plus petits.

« Est-ce que quelqu’un à une quelconque idée de ce qui se passe ici exactement ? » s’exclama Djeid à travers le Nahal. « Pourquoi les Conglomérats ont-ils racheté cette satanée planète ? Ça n’a aucun sens !»

 - Et le palais, continua Lomélys. Pourquoi est-il si bien surveillé ?

 - Lui aussi a été racheté. Doit servir de résidence secondaire à un grand ponte, car de temps à autre, on voit passer une grosse navette. Z’auraient dû raser ce palais, dit le paysan avec un air soudainement renfrogné.

 - Pourquoi donc ?

L’homme termina son verre et se resservit un peu d’alcool, puis il regarda le sylian dans les yeux et reprit en baissant la voix.

 - Croyez-moi, s’est passé de sacrées choses dans ce palais.

 - Vraiment ? Quel genre de choses ?

 - Vous avez entendu parler du culte de la Déesse Mijalck ?

 - Non, mentit Lomélys pour en savoir plus.

 - Ce culte existait depuis des centaines d’années, peut-être plus, j’sais pas trop. La famille qui habitait ce palais, c’était des nobles qui possédaient toute la région. Ils étaient les chefs du culte de Mijalck. La mort et le renouveau, c’était leur truc. Au nom de leur croyance, ils ont tué ou mutilé un sacré paquet de gens. S’ils mouraient, c’est que la Déesse ne voulait pas d’eux, qu’ils disaient. Ils avaient tout un tas de prêtres, de fidèles et d’apprentis. Ils avaient même une salle de cérémonie dans le palais. C’est là qu’ils faisaient leurs rites. Z’en ont tué un sacré paquet de gens.