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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 8 : Infiltration, page 9

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 8 : Infiltration - Page 9 sur 21

 - Je veux dire que tous ceux qui sont sur ce vaisseau appartiennent à l’Ordre.

 - Quoi ? s’exclama le capitaine Thisdia avec un air outré sur le visage. Vous dites qu’ils « appartiennent » à l’Ordre ? Je vous rappelle que nous appartenons tous au Conglomérat de Kerm et que nous n’avons pas d’autres allégeances.

 - Vous changerez d’avis, répondit Elymène avec un sourire mystérieux.

 - Je ne pense pas, répliqua l’homme. Je suis ici par simple curiosité.

Elle ne répondit pas, mais son sourire s’élargit encore plus.

 - C’est ici, dit-elle en s’arrêtant devant une porte. Veuillez entrer dans cette salle. C’est là que je vais vous expliquer ce qu’est l’Ordre Nouveau.

Ils entrèrent tous les uns derrière les autres en silence. La salle dans laquelle ils venaient de pénétrer était vaste, rectangulaire et entièrement blanche. Tout au fond, une grande statue d’une blancheur laiteuse représentait une femme assise en tailleur, les bras écartés, la main droite enflammée et la gauche tenant une étoile stylisée entre le pouce et l’index.

Devant elle, sur une sorte d’autel, étaient disposées quelques fioles remplies de liquide ambré, ainsi que des verres en forme de coupelles. Il n’y avait aucun siège, ni aucune table, mais au sol, quelques petits coussins à l’allure confortable étaient disséminés çà et là.

Elymène entra à son tour et ordonna la fermeture de la porte-sas derrière elle. Elle s’approcha de la statue et se retourna pour faire face aux quatre hommes. Elle écarta les bras dans un geste un peu trop théâtral et pendant un instant, ses bras eurent la même position que ceux de la statue derrière elle, ce qui donnait un étrange effet d’écho.

 - Soyez les bienvenus dans notre lieu de culte, dit-elle. Veuillez vous installer comme vous le souhaitez.

Elle montra les divers coussins au sol et le capitaine Thisdia émit un grognement mécontent.

 - Vous autres de l’Ordre, vous n’avez jamais entendu parler de ces objets que l’on appelle des chaises ? dit-il sur un ton ouvertement sarcastique.

 - Nous n’aimons pas ce qui nous rappelle la rigidité d’esprit de la Confédération, répondit-elle en souriant. En nous asseyant par terre, sur ces coussins, nous sommes libres de nous asseoir comme nous le souhaitons. Nous ne sommes pas obligés de nous tenir droits et rigides ! Nous sommes pour le progrès, la créativité, le mouvement !