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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 9 : Rite de passage, page 10

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 9 : Rite de passage - Page 10 sur 21

 - Qui êtes-vous exactement ? demanda Elymène.

Djalhy ne répondit pas et profita du fait qu’il se sentait un peu mieux pour jeter un coup d’œil autour de lui. Il était dans une salle carrée, aux murs blancs sans fenêtre, avec une seule porte-sas. On l’avait allongé à même le sol dans un coin de la pièce et non loin de lui gisaient les trois autres hommes amenés par Elymène. Ils n’étaient pas ligotés, mais eux aussi étaient allongés sur le sol, toujours inconscients.

En face de la porte-sas, il y avait encore une statue de marbre blanc, dans la même position que celle qu’il avait vue bouger quelques heures plus tôt. Celle-ci ne bougeait pas et se contentait de regarder d’un air avide un autel noir qui se dressait menaçant au centre de la pièce.

 - Je vous préviens, je ne répéterai pas ma question éternellement, prévint Elymène. Dites-moi qui vous êtes et ce que vous voulez.

 - Je ne souhaite pas vous répondre, madame, répondit Djalhy avec une étrange politesse.

Elymène éclata de rire, puis elle observa le sylian avec un sourire féroce plaqué sur son visage.

 - Vous allez parler, croyez-moi, dit-elle dans un murmure. Oh, oui, vous allez parler.

La porte-sas s’ouvrit et trois hommes, entièrement habillés de blanc, entrèrent. Ils se dirigèrent vers l’autel et, sans un mot, déposèrent quelques ustensiles que Djalhy ne put distinguer de là où il se trouvait. Elymène les regarda sans se départir de son sourire.

Un des hommes releva la tête et s’adressa à Elymène.

 - Quel est le premier ? demanda-t-il.

 - Celui-ci, répondit-elle en montrant le capitaine Thisdia allongé à côté de Djalhy.

 - Amenez-le moi, dit-il en s’adressant à ses deux acolytes.

Les deux autres hommes en blanc s’exécutèrent en silence et s’approchèrent du capitaine. Ils le soulevèrent en le prenant par les épaules et par les pieds et l’allongèrent sur l’autel en le mettant sur le dos, les bras en croix. Ils enlevèrent la chemise du capitaine, puis se placèrent de part et d’autre de celui qui semblait être leur chef.

L’homme prit un petit pinceau parmi ses ustensiles et le plongea dans un bol rempli d’un liquide rouge vermillon. Il entama ensuite une sorte de rituel, adressant des prières à sa Déesse dans une langue incompréhensible, et peignant sur le torse du capitaine d’étranges symboles avec son pinceau.