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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 9 : Rite de passage, page 15

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 9 : Rite de passage - Page 15 sur 21

Le sourire féroce revint sur le visage d’Elymène.

 - Vous mentez, dit-elle d’une voix tranchante. Vous mentez ! Il n’y a pas de Confrérie des Changeformes ! Vous ne savez rien ! Vous n’êtes qu’un espion de la Confédération !

Elle fit un léger signe de tête au prêtre. Sans que Djalhy puisse avoir le temps de réaliser ce qui était en train de se passer, le prêtre prit la dague de cérémonie et la planta sauvagement dans le bras gauche du sylian. Djalhy sentit la cinglante morsure de la dague qui venait de pénétrer dans sa chair et, dans un réflexe, il se mordit les lèvres pour éviter de crier.

 - Bien ! dit Elymène. Maintenant vous allez parler, ou bien vous allez mourir.

Djalhy prenait sur lui pour éviter de crier, mais il ne réussit pas à dissimuler une grimace de douleur. Il pouvait sentir l’horrible morsure de la dague dans son bras et le sang chaud qui commençait à couler.

Au sein du Nahal, de nombreux sylians s’étaient de nouveau déconnectés ; ils avaient tous ressenti la douleur, avec presque autant de force que Djalhy lui-même. C’était le mauvais côté du Nahal ; les sylians partageaient pensées, joie et plaisir, mais aussi les douleurs quand elles survenaient.

 - On recommence, dit Elymène. Quel est votre vrai nom ?

 - Je m’appelle Hylaj, répondit péniblement Djalhy.

Elymène fit un autre signe de tête au prêtre et celui-ci répondit par un sourire. Tenant fermement la dague entre ses mains, il la tourna lentement dans la plaie. Cette fois, Djalhy ne put retenir un cri de douleur.

« Ça suffit ! » cria Dvalime. « Djalhy, téléportez-vous sur Syl immédiatement. Il ne sert à rien de vous laisser torturer. Vous n’apprendrez plus rien de toute façon. »

« Mais si je me téléporte sous leurs yeux… ils vont encore apprendre quelque chose d’autre sur nous. »

« Djalhy, ne jouez pas les héros ! Téléportez-vous immédiatement dans le palais du Conseiller ! Votre vie est plus importante que le reste.»

Djalhy se concentra en essayant d’occulter la douleur qui irradiait dans son bras et se téléporta dans les cercles du hall du palais du Conseiller. Lorsqu’il apparut, deux personnes se précipitèrent vers lui pour le porter hors des cercles et lui enlever les liens qui le maintenaient prisonnier.