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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 9 : Rite de passage, page 17

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 9 : Rite de passage - Page 17 sur 21

« Je suis désolé pour votre fils, Conseiller » reprit Lomélys après un court silence. « Mais dans l’immédiat, nous ne pouvons rien faire pour lui. L’Ordre a trop bien protégé leur base. Nous ne voyons pas comment nous pourrions nous infiltrer sans nous faire remarquer.»

« Bien évidemment » dit Dvalime. « Vous avez votre tâche et elle est totalement prioritaire. Djeid connaît le danger inhérent aux missions de ce genre et il l’accepte sans problème. Je crois même que c’est cela qu’il aime avant tout. »

Palave et Lomélys échangèrent un regard entendu.

« Nous y allons ! » signala Palave. « Nous allons essayer de trouver un moyen d’entrer en passant par la forêt. Les navettes ne nous verront pas, les arbres dissimuleront notre approche. »

Ils se levèrent et sortirent du vaisseau. Ils s’approchèrent de la forêt, en jetant régulièrement des coups d'œil aux alentours afin de vérifier que personne ne les observait. Aucune navette ne patrouillait au-dessus de leur tête et aucun paysan ne se trouvait dans les champs. Ils se glissèrent sous la frondaison des arbres et prirent le chemin du palais en prenant soin de rester constamment à couvert.

« D’après ce que je sais, le domaine est entouré d’un muret. » dit Lomélys. « Il ne fait que deux mètres de haut, nous pouvons essayer de passer par-dessus. Le tout est de le faire très discrètement. »

« En scannant devant nous, nous pourrions peut-être trouver un endroit sûr par lequel entrer » proposa Palave.

Ils marchèrent pendant plus d’une heure, scannant constamment l’espace devant eux. Soudain, ils entendirent un bruit venant du ciel, et par réflexe, ils se cachèrent tous deux sous la végétation épaisse d’un grand arbre. Quatre navettes passèrent au-dessus de leur tête, se dirigeant toutes vers le palais.

« Des renforts ? La relève ? » demanda Lomélys.

« Peut-être le maître des lieux qui vient se reposer dans son palais» proposa Palave.

Après le passage des navettes, ils reprirent leur marche lente. Moins d’un quart d’heure plus tard, ils trouvèrent un passage complètement dissimulé par la végétation qu’ils n’auraient jamais pu repérer s’ils n’avaient pas constamment scanné l’espace autour d’eux en marchant. Ils s’approchèrent en se focalisant sur l’entrée du passage.

« On dirait une sorte de tunnel qui s’enfonce en partie sous terre» constata Palave.

« J’ai l’impression qu’il mène au palais. »