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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 9 : Rite de passage, page 18

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 9 : Rite de passage - Page 18 sur 21

« En tout cas, il va dans cette direction, mais il est trop long pour que nous puissions le scanner en entier. »

« Comme dit Nadioska : qui ne tente rien, n’a rien ! Empruntons-le. Avec un peu de chance, il nous mènera là où nous voulons aller. »

Palave acquiesça d’un signe de tête. ; ils dégagèrent péniblement l’entrée envahie par la végétation et pénétrèrent dans le tunnel. Ils avancèrent prudemment, tout en continuant à scanner le passage devant eux. Il était légèrement en descente et l’odeur acre de végétaux en décomposition y était fort désagréable.

Au sol, de nombreuses flaques d’eau croupie et des racines entremêlées rendaient la progression difficile. Bien que le tunnel soit plongé dans la pénombre, Palave et Lomélys évitèrent ces obstacles naturels grâce à la visualisation mentale qu’ils se faisaient de l’endroit. Les murs, en terre humide et froide légèrement gluante, étaient tout aussi désagréables au toucher. Quelques petits insectes les parcouraient, fuyant devant le passage des deux sylians.

Il leur fallut à peu près vingt minutes de lente progression pour arriver enfin au bout du tunnel. Une volée de marches en pierre permettait d’accéder à un petit palier qui donnait sur une lourde porte en bois.

« Je crois que nous sommes à l’entrée du palais » signala Lomélys en scannant tout autour de lui.

Ils s’approchèrent de la porte en bois. Sur le mur gauche se trouvait un levier et les deux sylians tombèrent d’accord sur le fait que ce levier devait ouvrir la porte.

« C’est un passage secret. » dit Palave. « Autrefois, il en existait beaucoup dans les châteaux. Les souverains n’aimaient pas tomber dans les mains de leurs ennemis ou du peuple en colère qui frappaient à leur porte. Le passage secret était idéal pour s’éclipser discrètement. »

« … et plus récemment, de permettre à un gamin de s’échapper. » renchérit Lomélys.

« Pourquoi pas ? Mais pour le moment, ce n’est qu’une hypothèse»

Ils scannèrent l’espace de l’autre côté de la porte en bois afin de s’assurer que personne ne s’y trouvait. C’était le cas et Palave actionna le levier. La porte s’ouvrit sans un bruit et les deux sylians s’assurèrent une nouvelle fois que tout était calme avant de pénétrer dans la pièce. Ils refermèrent la porte derrière eux et constatèrent que de l’autre côté, il s’agissait en fait d’un pan de bibliothèque.