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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 9 : Rite de passage, page 19

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 9 : Rite de passage - Page 19 sur 21

« Classique » affirma Palave. « Et l’un de ces livres doit être un faux. »

Ils scannèrent les livres de la bibliothèque et découvrirent qu’effectivement l’un d’entre eux n’était qu’une cache pour le mécanisme d’ouverture du passage secret.

« C’était soit ça, soit un chandelier » affirma Palave en haussant les épaules. « Ces gens manquent d’imagination ! »

Lomélys sourit et observa la pièce dans laquelle ils venaient de rentrer. C’était un salon au style vieillot, avec un canapé de velours bordeaux, et une table ronde en bois verni entourée de quatre chaises. Deux portes menaient vers d’autres pièces.

« Essayons d’explorer les lieux discrètement » proposa Palave.

Lomélys acquiesça de la tête et s’approcha de l’une des portes. Derrière celle-ci, il pouvait deviner un couloir et sa visualisation mentale de l’endroit lui révéla qu’il n’y avait aucune présence humaine. Il fit signe à son compagnon et ouvrit la porte.

Tous deux se glissèrent dans le couloir et le longèrent en prenant soin de ne faire aucun bruit. Une série de portes, toutes fermées s’offraient à eux, et ils passèrent devant en prenant soin de scanner ce qui pouvait se trouver derrière chacune d’elle.

Alors qu’ils étaient arrivés au milieu du couloir, ils entendirent des bruits de voix provenir d’un peu plus loin ; ils ne pouvaient pas distinguer les paroles, mais ils étaient sûrs que l’une des personnes était mécontente. Avec une infinie précaution, ils s’approchèrent de la source des voix.

« Cachons-nous dans cette pièce » dit Palave en faisant un signe en direction d’une des portes. « Je ne sens aucune présence et elle se situe juste à côté de l’endroit d’où vient la discussion. On pourra peut-être entendre quelque chose.»

Ils ouvrirent la porte doucement et se glissèrent dans une pièce à la fois calme et sombre. De lourds rideaux de velours bordeaux étaient tirés devant la fenêtre, et Palave et Lomélys durent scanner l’espace devant eux afin de s’approcher du mur sans se cogner dans les différents meubles. Ils collèrent leur oreille contre le mur et se concentrèrent pour écouter la conversation qui se déroulait dans la pièce d’à côté.

 - Lieutenant Nétona, disait une voix d’homme sur un ton sec et tranchant. Depuis quand vous permettez-vous de prendre ce genre d’initiative ? Vous ai-je donné l’autorisation d’amener ces deux espions ici ?