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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 9 : Rite de passage, page 6

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 9 : Rite de passage - Page 6 sur 21

« Djeid, avance ! Ne reste pas devant cette cuve, un technicien est en train de te regarder bizarrement » signala Iridryss.

Il suivit les conseils de son amie et s’éloigna. Tous deux firent le tour de l’immense salle pour constater deux choses : ils étaient dans l’impossibilité de scanner l’ordinateur de cette section sans attirer l’attention et ils n’avaient aucune idée de l’utilité de toutes ces machines. Dépités, ils ressortirent et longèrent quelques couloirs sans but précis.

« Que pouvons-nous faire maintenant ? » demanda Djeid.

« Il y a peut-être des heures où cette salle est vide » suggéra Iridryss.

« Et peut-être pas ! »

« Si tu es aussi pessimiste, on ne va pas s’en sortir » répliqua-t-elle sur un ton de reproche.

« Tu as vu cette salle comme moi. Ça ne te rend pas un peu pessimiste ? »

« Ce n’est pas le moment de baisser les bras. On est les mieux placés pour découvrir ce que l’Ordre prépare. C’est une chance que nous ne pouvons pas laisser passer. »

« D’accord » répondit-il en gardant un air renfrogné. « On trouve un accès vers l’ordinateur principal de la base et on essaye de voir si les allées et venues de cette section recherches sont consignées quelque part. Ça nous permettra de voir s’il y a des heures creuses. »

« Voilà. Ça, c’est une idée un peu plus constructive ! »

Ils arpentèrent les couloirs de l’Ordre à la recherche d’un couloir calme pour scanner l’ordinateur de la base en toute tranquillité. Malheureusement, ils constatèrent rapidement qu’il y avait ici beaucoup plus de mouvement que sur le destroyer.

« Je sens que ça ne va pas être facile » dit Djeid. « Tout à l’heure, nous avons dû avoir pas mal de chance. »

« Encore une pensée pessimiste » constata Iridryss.

Djeid se contenta de hausser les épaules et prit un nouveau couloir sur sa droite. Ce couloir était encore plus peuplé que les autres ; une section de gardes de l’Ordre avançait deux par deux, précédée par un homme à l’armure bleu foncé si bien entretenue que l’armure scintillait presque. Ses cheveux noirs descendaient jusqu’à ses épaules et encadraient un visage sévère. Son visage était très pâle et ses yeux étaient marqués par des cernes.